
Dans son rapport sur l’investissement publié en juin dernier, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a fait état d’une augmentation des investissements directs étrangers en Algérie en 2024, dans un contexte de forte baisse mondiale des flux. Plusieurs facteurs ont contribué à cette performance de l’économie algérienne et à cette forte hausse des IDE en Algérie en 2024, note l’Agence algérienne de promotion des investissements (AAPI).
Selon les chiffres de la CNUCED, les flux d’IDE vers l’Algérie se sont élevés à 1,43 milliard de dollars en 2024, soit une augmentation de 18 % par rapport à 2023, au moment où les flux dans le monde ont baissé de 11%.
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Le rapport a mis en évidence plusieurs facteurs contribuant au retour progressif de l’Algérie sur la carte mondiale de l’investissement, écrit l’AAPI sur sa page Facebook. Parmi ces facteurs, “les réformes introduites par la loi sur l’investissement et la clarté et la stabilité juridiques qu’elles apportent”, précise l’AAPI.
Le rapport a salué les efforts déployés par l’Algérie dans le but de diversifier son économie au-delà des hydrocarbures. Ces efforts ont renforcé l’attractivité du pays dans les secteurs industriel, agricole, touristique et des énergies renouvelables. Aussi, la position stratégique de l’Algérie en fait une plateforme régionale et une porte d’entrée vers l’Afrique et l’Europe.
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Investissements directs étrangers : les atouts de l’Algérie
Il y a aussi, souligne l’AAPI, les améliorations significatives des infrastructures, notamment portuaires, des projets de transport et de connectivité énergétique qui facilitent les importations et les exportations, en plus d’une volonté politique claire d’attirer les investissements et d’améliorer l’environnement des affaires.
L’AAPI cite aussi l’adhésion de l’Algérie à des accords continentaux et internationaux, tels que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), “qui renforce l’attractivité de l’Algérie en termes d’opportunités d’exportation vers les marchés africains”, ainsi que l’abondance des ressources naturelles et l’existence d’une main-d’œuvre qualifiée.
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Si l’Algérie a réalisé une belle performance en 2024, le rapport de la CNUCED a fait état d’une baisse de 11 % des IDE dans le monde pendant la même année, et notamment d’un ralentissement des investissements dans les infrastructures et l’industrie. Le rapport a aussi souligné les défis auxquels le monde est confronté à la lumière de l’escalade des tensions commerciales, de l’incertitude politique et des divisions géopolitiques, qui conduisent à une détérioration de l’environnement d’investissement.