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Karim Zéribi réplique sèchement à Éric Zemmour qui l’a renvoyé à ses origines algériennes

Karim Zéribi a lancé une pétition pour la dissolution de Reconquête d’Éric Zemmour. Ce dernier l’a renvoyé à ses origines algériennes et l’ancien eurodéputé a répliqué.

Karim Zéribi réplique sèchement à Éric Zemmour qui l’a renvoyé à ses origines algériennes
Dissolution de Reconquête : Karim Zéribi fait la leçon à Éric Zemmour. / DR
Riyad Hamadi
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Clock 2 minutes de lecture

Passe d’armes entre Éric Zemmour et Karim Zéribi après l’appel de ce dernier à la dissolution du parti Reconquête. Le polémiste anti-musulman a signifié à l’ancien député européen d’origine algérienne que la France n’était pas l’Algérie.

Karim Zéribi a rétorqué par un communiqué dans lequel il maintient sa demande et explique au polémiste les limites entre la liberté d’expression et la provocation à la haine raciale. La véritable question est là.

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Zemmour fuit la question de fond et renvoie Zéribi à ses origines algériennes

Après l’attentat de Trappes, Karim Zéribi a lancé le 26 octobre une pétition appelant à la dissolution du parti d’Éric Zemmour et de Sarah Knafo.

Dans une vidéo sur les réseaux sociaux, Zemmour a évité le sujet de fond et renvoyé l’homme politique à ses origines algériennes. “Je constate que vous demandez l’interdiction de mon parti et la censure de ma parole. Je voudrais tout simplement vous rappeler qu’ici nous sommes en France, nous ne sommes pas en Algérie”, a indiqué le fondateur de Reconquête à l’adresse de Karim Zeribi.

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Celui-ci a rétorqué par un communiqué dans lequel, contrairement à Zemmour, il ne fuit pas le véritable sujet et défend le bien-fondé de sa requête pour l’interdiction de Reconquête.

“Eric Zemmour n’a trouvé qu’un argument dans une vidéo qu’il a postée sur ses réseaux sociaux : me renvoyer à mes origines algériennes, en opposant la France à l’Algérie”, a écrit Karim Zeribi.

Tout en se disant fier de ses origines algériennes, l’ancien eurodéputé et fondateur du Conseil mondial de la diaspora algérienne (CMDA) a tenu à revenir au fond, “puisque c’est précisément ce qu’Éric Zemmour cherche à éviter”.

Karim Zeribi à Éric Zemmour : “La provocation à la haine raciale n’est pas une opinion politique” 

Il explique que sa pétition pose en fait une question politique et juridique fondamentale : “Où s’arrête la liberté d’expression et où commencent les infractions réprimées par les lois de la République ?”

“Insulter, stigmatiser, essentialiser des populations entières en raison de leurs origines ou de leur religion, et provoquer à la haine raciale ou religieuse ne sauraient être systématiquement présentés comme de simples opinions politiques”, rappelle-t-il à Éric Zemmour.

Karim Zeribi poursuit en expliquant que “le racisme n’est pas une opinion comme une autre » et que les « injures racistes et la provocation à la haine raciale ou religieuse sont des infractions prévues et sanctionnées par la loi française ».

Inutile donc de tenter de faire croire que la demande de dissolution d’une formation politique dans le respect des procédures constituerait en soi une « atteinte à la démocratie ». Cela revient à “entretenir une confusion dangereuse entre liberté politique et impunité », assène Zéribi.

« La France mérite mieux que la confusion entre liberté et impunité »

Tout en insistant que sa pétition ne demande pas de « supprimer le débat démocratique », il explique qu’il s’agit d’une demande pour que les institutions de la République « examinent les responsabilités d’une formation politique au regard des limites fixées par notre droit ».

Pour l’ancien eurodéputé, Zemmour et sa famille politique confondent « la démocratie avec la possibilité de provoquer à la haine ». Or, si la République protège la liberté de penser, de débattre et de contester, « elle ne garantit à personne un droit à la discrimination ou à la provocation à la haine ». « La France est notre bien commun. Elle mérite mieux que l’assignation identitaire, la stigmatisation et la confusion permanente entre liberté et impunité », a conclu Karim Zéribi.

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