Direct Live Search
Search

Kaylia Nemour se confie sans filtre dans L’Ombre de l’or

« L’ombre de l’or », le livre de Kaylia Nemour est sorti jeudi en librairie en France, l’occasion pour la championne algérienne de rencontrer son public.

Kaylia Nemour se confie sans filtre dans L’Ombre de l’or
Kaylia Nemour se confie sans filtre dans L’Ombre de l’or / Source : Kaylia Nemour pour TSA
Célia Achour
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Suivez nous sur Google News
Suivez nous Google News
Clock 2 minutes de lecture

Ce jeudi 4 décembre a eu lieu une rencontre avec Kaylia Nemour au Théâtre Le République, à Paris, à l’occasion de la sortie de son livre L’Ombre de l’or.

Cette rencontre, initiée par le Conseil mondial de la diaspora algérienne (CMDA), a permis à la championne olympique algérienne de rencontrer son public et de dédicacer son ouvrage.

A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison

Interviewée par le fondateur du CMDA, Karim Zéribi, la jeune championne de 18 ans s’est confiée sur ce qui l’a poussée à partager son récit et est revenue sur son parcours.

A lire aussi : Sporting Portugal : Slimani dans la tourmente

Le livre de Kaylia Nemour

Après un parcours exceptionnel, marqué par une médaille d’or aux Jeux Olympiques de Paris 2024 et une autre aux Championnats du monde de gym de Jakarta 2025, Kaylia Nemour publie son livre.

« J’ai vécu beaucoup de choses positives, comme d’autres un peu moins positives, et j’avais envie de les partager. C’est ce qui m’a donné envie d’écrire ce livre », confie-t-elle.

A lire aussi : Imane Khelif : disparition inquiétante des rings de la championne algérienne

« Derrière ce livre, c’est un message de résilience et d’espoir que je transmets », ajoute la gymnaste, née en France d’un père algérien et d’une mère française.

Dans L’Ombre de l’or, elle revient notamment sur une période difficile qui l’a poussée à changer de club et d’entraîneurs. Elle quitte ainsi le club d’Avoine-Beaumont, où elle était entraînée par Marc et Gina Chirilcenco, pour rejoindre Dijon sous la direction de Nadia Massé.

Elle décrit une période « assez difficile » liée à la préparation des Jeux de Paris 2025 et à l’après-JO. « L’après Jeux a été encore plus dur. Je ne me sentais plus bien, je n’avais plus envie d’aller à l’entraînement », confie-t-elle. Elle évoque également des situations qu’elle ne juge « pas normales », notamment l’absence de célébration après sa victoire olympique à Paris.

À la question de Karim Zéribi : « Pourquoi étais-tu toute seule ? Pourquoi n’y avait-il pas de joie autour de ta victoire ? », elle répond : « Je ne sais pas du tout. Je regrette de ne pas avoir fêté cette médaille, mais ce n’était pas ma faute. »

Dans son livre, Kaylia décrit : « Mais quand le bus nous dépose au village olympique, je retrouve ma solitude, celle imposée par mes coachs. »

Durant cette période, Kaylia Nemour a pensé arrêter la gymnastique :

« J’étais à bout physiquement et mentalement, je ne voulais plus continuer. C’est mon entourage qui m’a dit de ne pas lâcher, parce que c’est un sport que j’aime. Heureusement qu’ils étaient là, sinon je pense que j’aurais fait le mauvais choix. » Elle évoque ensuite son choix de représenter l’Algérie, le pays d’origine de son père.

Le choix de représenter l’Algérie

C’est sa nouvelle entraîneuse, Nadia Massé, qui lui suggère l’idée de représenter l’Algérie, le pays d’origine de son père. « J’ai dit oui tout de suite, je ne voyais pas le problème. Je voulais juste faire la gym que j’aimais. »

La championne revient sur sa première visite en Algérie, à l’occasion des Championnats arabes, et sur l’accueil qui lui a été réservé : « J’ai rencontré les filles de l’équipe nationale, j’ai eu un très bon accueil. Je n’ai jamais été habituée à ça. C’est un souvenir qui restera toujours. »

Elle évoque aussi un moment marquant : l’appel du président algérien Abdelmadjid Tebboune, le soir de sa victoire aux JO de Paris 2024. « Je suis retournée dans ma chambre et j’ai attendu l’appel du président. Il m’a appelée et m’a dit : “Félicitations ma fille, je suis très fier de toi. Merci d’avoir représenté l’Algérie, tu l’as très bien représentée.” », raconte-t-elle avec fierté.

Le parcours de Kaylia Nemour bientôt retranscrit dans un film ?

Lors des questions du public, une personne lui a demandé : « Pourquoi ne pas faire un film sur ton histoire ? » « Je ne dis pas oui, je ne dis pas non », répond-elle, avant de confier que le projet est actuellement en discussion.

Lien permanent : https://tsadz.co/uskeo

TSA +