
Le trafic de stupéfiants prend des proportions alarmantes en Algérie. En plus de la consommation et de ses effets sur la santé, les trafiquants s’en prennent désormais aux enfants et aux mineurs.
C’est ce qui s’est passé à Béjaïa où une fille de 18 ans a subi l’horreur. Les faits d’une extrême violence se sont déroulés à la cité Ighzer Ouzarif à Oued Ghir (ouest de Béjaïa) qui compte plus de 16.000 logements sociaux et AADL.
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Kidnappée vendredi par quatre trafiquants de psychotropes dont un mineur, elle a été séquestrée, torturée et violée, avant d’être libérée cinq jours après grâce à la mobilisation de la population et des services de la Gendarmerie. Le père de la victime est inconsolable.
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« Ma fille a subi une pression de la part des ravisseurs », a-t-il dénoncé, en pointant du doigt un « groupe de trafiquants de drogues et de psychotropes ».
« Qui va rétablir l’honneur de ma fille ? »
Puis, il s’adresse au wali et au président de l’APW de Béjaïa pour critiquer l’absence de sécurité de cette cité nouvellement construite : « Qui va protéger ma fille ? Qui peut rétablir son honneur ? Elle a été obligée, ils lui ont demandé 100.000 dinars. Ma fille m’a dit, « on me donnait des cachets ». Elle n’a pas mangé pendant six jours ».
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« Ce qui s’est passé est d’une horreur absolue », témoigne à TSA Karim Arkoub, président de l’association Espoir, l’un des résidents de la cité Ighzer Ouzarif à l’ouest de Béjaïa. Que s’est-il passé ? La jeune de 18 ans a été contactée via les réseaux sociaux il y a un mois par des trafiquants de psychotropes.
« Ils ont commencé à lui donner des psychotropes. Une fois qu’elle s’est habituée, ils lui ont demandé de leur procurer la somme de 100.000 dinars, ce qu’elle n’a pas pu faire. Alors, ils ont décidé de la kidnapper, de la séquestrer dans un appartement de la cité. Ce qu’ils lui ont fait est d’une horreur absolue », raconte Karim Arkoub qui a participé aux recherches pour retrouver l’adolescente.
Comme le père de la jeune fille kidnappée, le président de l’association Espoir pointe l’insécurité qui règne à la cité Ighzer Ouzarif qui compte près de 50.000 habitants. « Nous avons demandé à plusieurs reprises l’installation de commissariats de police, en vain. Nous avons des écrits. Les agressions sont fréquentes dans cette cité », affirme-t-il.
Située à Oued Ghir, la cité Ighzer Ouzarif est un immense ensemble immobilier composé de logements AADL et de logements sociaux. Elle pose la problématique de gestion des gigantesques cités qui sont souvent livrées sans les écoles, les commissariats de police ou les brigades de Gendarmerie, les bureaux de poste, les antennes des mairies, etc.