
Face aux dysfonctionnements des approvisionnements mondiaux et confrontée à une situation interne instable, la France s’est tournée vers l’Algérie pour obtenir en urgence des quantités supplémentaires de gaz naturel liquéfié (GNL) et de pétrole algérien.
L’Algérie s’impose de plus en plus comme un acteur clé sur la carte énergétique mondiale.
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La France demande à l’Algérie des quantités supplémentaires de GNL et de pétrole
Selon la plateforme Attaqa, la France a demandé à l’Algérie d’accroître « au plus vite » ses livraisons de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).
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Paris souhaite sécuriser ses approvisionnements auprès de sources alternatives dans un contexte mondial tendu et alors que le pays fait face à des manifestations contre la vie chère.
Selon les sources de la plateforme spécialisée, l’Algérie est actuellement en mesure d’augmenter ses livraisons de pétrole à la France.
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En revanche, concernant le GNL, les obligations contractuelles de Sonatrach envers d’autres clients limiteraient sa capacité à fournir rapidement des quantités supplémentaires.
L’Algérie est fortement sollicitée par les pays européens, car sa proximité géographique permet de livrer rapidement les quantités demandées.
Néanmoins, l’augmentation des expéditions est tributaire des quantités disponibles pour l’exportation, de la demande intérieure algérienne, des engagements pris envers les clients, des conditions de transport et des prix sur les marchés internationaux, explique-t-on.
Pour le GNL, la demande pourrait ne pas être satisfaite
Les mêmes sources ont confirmé à Attaqa que Sonatrach pourrait ne pas être en mesure d’augmenter rapidement ses livraisons de GNL à la France, tandis que l’Algérie est prête à discuter d’une augmentation de ses approvisionnements en pétrole.
« Ces restrictions reflètent l’importance des contrats à long terme dans le commerce du gaz naturel liquéfié, car les livraisons sont liées à des dates et des quantités convenues à l’avance, ce qui fait du détournement des approvisionnements vers un nouvel acheteur ou d’une augmentation des quantités disponibles un processus qui nécessite des arrangements commerciaux et logistiques », explique la plateforme spécialisée.
À noter que les prix du gaz ont flambé en Europe à cause de la faiblesse des stocks à l’approche de l’hiver.
Le prix du mégawattheure (MWh) de gaz naturel se rapproche du seuil des 90 dollars, atteignant ce mardi 89,72 dollars sur le marché à terme néerlandais (TTF), référence du marché européen. Le MWh coûtait 32 euros en février dernier, avant le déclenchement de la guerre en Iran.