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La peste des petits ruminants continue de faire des ravages : retard inexpliqué de l’arrivée du vaccin

La peste des petits ruminants continue de faire des ravages : retard inexpliqué de l’arrivée du vaccin

Deux épidémies animales font des ravages actuellement en Algérie. La fièvre aphteuse et la peste des petits ruminants sont en train de décimer des milliers d’animaux.

La gestion de ces épidémies par le gouvernement est vivement critiquée. Le ministère de l’Agriculture répète à chaque fois que « ces épidémies sont sous contrôle », mais sur le terrain, le cheptel ovin et caprin attend d’être vacciné contre la peste des petits ruminants. Si pour la fièvre aphteuse, une campagne de vaccination annuelle a été lancée, il y a trois mois, ce n’est pas le cas pour de la peste des petits ruminants qui est en train de décimer des troupeaux de chèvres et de moutons dans plusieurs du pays.

Ce jeudi à Constantine, le ministre de l’Agriculture, Abdelkader Bouazghi, a déclaré que « les premiers lots de vaccins contre la peste des petits ruminants seront disponibles d’ici à la fin du mois de janvier ».

Le ministère de l’Agriculture a indiqué avoir « mobilisé un budget de 400 millions de dinars pour l’acquisition du vaccin ».

Début janvier, le département de Abdelkader Bouazghi avait promis qu’« une quantité de vaccins a été fournie dans certaines wilayas et une autre quantité sera livrée, au cours de ce mois ».

Les services vétérinaires ont promis d’entamer, durant ce mois de janvier, une campagne de vaccination du cheptel. Mais, le vaccin commandé par les autorités tarde à arriver et le ministère de l’Agriculture n’a pas été prévoyant pour constituer des stocks de vaccins pour faire face à une éventuelle épidémie. Et cela fait trois depuis l’apparition des premiers cas de cette maladie, et le vaccin contre la peste des petits ruminants n’est toujours pas disponible.

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Le retard inexpliqué de l’arrivée du vaccin contre la peste des petits ruminants qui continue de décimer des milliers d’ovins, a mis les éleveurs dans le désarroi. Pourtant, les éleveurs ont tiré la sonnette d’alarme. Ils pressent le gouvernement de mettre rapidement à leur disposition un vaccin, car la maladie continue de tuer des milliers de petits ruminants. La vaccination autour des foyers et dans les zones à risque constituent la base de la lutte contre cette maladie.

Ce vaccin, actuellement disponible sur le marché international, peut protéger les petits ruminants pendant trois ans contre cette maladie. Il peut endiguer l’avancée de l’épidémie qui sévit actuellement en Algérie.

La peste des petits ruminants est une maladie d’importance économique majeure en Algérie, où elle est largement répandue. Pas moins de 22 millions d’ovins attendent d’être protégés par la vaccination. Contre ces maladies virales très contagieuses des chèvres et des moutons, la vaccination constitue un outil clé. Alors que plusieurs laboratoires africains, situés au Mali, Ethiopie, Maroc, Cameroun et Botswana, fabriquent le vaccin contre la peste des petits ruminants, l’Algérie est à la traîne.

La vaccination doit être menée rapidement autour des foyers et la généralisation progressive de la vaccination devra toucher l’ensemble des ovins et caprins. Cette vaste campagne de vaccination est la clé
de voûte pour éradiquer la maladie. Les enjeux économiques sont très importants.

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