
Une vidéo alarmante a circulé ces derniers jours sur les réseaux sociaux, semant l’incompréhension, voire la panique, au sein des étudiants. La séquence montre des restes d’une carcasse d’un animal non identifié dans une chambre universitaire à Laghouat.
Les images sont effroyables. On voit la cage thoracique d’un énorme mammifère gisant à même le carrelage dans l’étroite chambre d’une cité universitaire de cette ville du sud algérien. On y voit des os mêlés à des sachets en plastique et à d’autres détritus.
A lire aussi : Inscription à la vaccination anti-Covid : prenez rendez-vous en ligne
Certains internautes pensent à un crime, mais le squelette est loin d’être celui d’un humain. D’autres n’hésitent pas à évoquer un phénomène anormal, voire des rites de sorcellerie. « En tout cas, il y a quelque chose de louche », assure un internaute.
A lire aussi : Société civile – classe politique : la tenue d’une conférence nationale se précise
Une affaire ayant suscité le déplacement du DOU de Laghouat
Cette affaire a pris tellement d’ampleur qu’elle a suscité le déplacement du directeur des œuvres universitaires (DOU) de la wilaya de Laghouat en personne, sur ordre du directeur général de l’office national des œuvres universitaires, à la résidence universitaire Kamim Ahmed, où la vidéo a été filmée.
Le responsable s’est rendu dans la chambre où se trouvaient les restes et a inspecté les images des caméras de surveillance et s’en est sorti avec une conclusion simple, notamment après avoir interrogé les agents de sécurité et les étudiants résidant dans l’étage en question.
A lire aussi : Algérie : révélations glaçantes sur le drame du bus de Oued El Harrach
Dans un communiqué publié dimanche 5 avril 2026 sur Facebook, la direction des œuvres universitaires de la wilaya de Laghouat dévoile en effet qu’il ne s’agissait finalement que de « restes d’os appartenant à un veau ».
Une affaire qui suscite beaucoup d’interrogations
Il s’agit cependant d’une moitié de réponse. Le communiqué a donc précisé que ce sont « des étudiants en première année de médecine vétérinaire qui ont procédé à la dissection de l’animal dans le cadre d’une expérience scientifique ».
Il s’agit donc d’une simple activité pédagogique qui a été clairement mal encadrée, vu que ce genre d’expériences devait se passer dans les laboratoires prévus à cet effet, et non dans les chambres universitaires.
Cette sortie de piste suscite plusieurs interrogations. Comment ces étudiants ont-ils pu faire entrer un veau à la cité U ? Que faisaient les agents de sécurité ? Avaient-ils le droit de disséquer un animal, même mort, sans autorisation ?
Les auteurs de la vidéo seront poursuivis en justice
Mais le communiqué de la DOU de Laghouat a mis en lumière un problème encore plus grave : la vidéo a été en effet filmée par des personnes qui sont entrées dans la chambre par effraction, et qui n’ont pas hésité à partager la séquence sur les réseaux sociaux à des fins pour le moins discutables.
« Nous signalons que la chambre a été forcée, et son intérieur filmé, et que les images ont été postées… dans le but d’effrayer les étudiants et d’induire en erreur l’opinion publique au lendemain de la fin des vacances ».
La direction a ainsi annoncé avoir « décidé d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des personnes ayant entré par effraction dans la chambre et ayant suscité le partage d’informations erronées ».