
L’Algérie durcit l’accès à son marché aux constructeurs automobiles. Une nouvelle fois condition pour investir dans la fabrication de voitures dans le pays a été dévoilée jeudi 4 décembre par le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir.
Les constructeurs automobiles intéressés par le marché algérien sont « tenus de faire appel aux sous-traitants avant le lancement de leurs projets », a-t-il dit jeudi en séance plénière à l’Assemblée populaire nationale. Il a ajouté que sur « cette base » que se tiennent actuellement les discussions avec les « différents opérateurs étrangers qui ont manifesté leur volonté de s’implanter en Algérie ».
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« Si on se précipite, on risque de revenir au point de départ. Pour cela, nous vous demandons de patienter, parce que nous ne voulons pas revenir au passé. Nous avançons avec des pas sûrs. Nous n’allons pas revenir au gonflage des pneus, et peut-être que les prix seront plus chers que si nous importons des voitures », a-t-il dit.
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L’Algérie oblige les constructeurs automobiles à ramener leurs sous-traitants »
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Yahia Bachir a indiqué que son département a réalisé une étude sur l’industrie automobile en Algérie. « Nous sommes arrivés à la conclusion que notre salut est dans la sous-traitance et nous ne pouvons pas le faire seuls. Nous avons posé des conditions, celui qui veut construire des voitures en Algérie comme partenaire, doit ramener ses sous-traitants », a-t-il dit.
L’Algérie a décidé de développer une véritable industrie automobile. Pour cela, elle s’est dotée d’une nouvelle réglementation sur l’investissement dans la construction de voitures qui impose aux constructeurs d’atteindre un taux d’intégration de 30% après cinq ans d’activité. Pour le moment, seul le groupe Stellantis a entamé la fabrication de voitures de sa marque Fiat en Algérie, avec une usine implantée à Tafraoui près d’Oran.
Le constructeur sud-coréen Hyundai a présenté en janvier 2025 un projet d’investissement de 400 millions de dollars dans la fabrication de voitures en Algérie alors que l’usine Renault à Oran, qui a été lancée en 2014, attend toujours le feu vert des autorités pour redémarrer. Le constructeur français doit toutefois s’adapter aux nouvelles conditions d’investissement dans la construction automobile en Algérie.