
L’Algérie a réitéré sa main tendue au Mali qui passe par une situation critique marquée par la montée de la violence terroriste, tout en invitant les dirigeants de ce pays à prendre conscience que la voie politique pour sortir de la crise est inéluctable.
« Notre pays tend la main à ses frères du Mali, car l’Algérie possède une patience inépuisable pour faire face avec sagesse, sérénité et clairvoyance à tous les problèmes accablants qui l’entourent », a indiqué ce mardi 18 novembre le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf en conférence de presse à Alger.
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L’Algérie prête à aider le Mali
Parce qu’elle croit en « l’unité du patrimoine historique, des aspirations et du destin », l’Algérie est « constamment motivée à tendre la main de la solidarité, de la coopération et de la fraternité à tous ses frères », a-t-il insisté, ajoutant que notre pays a « la volonté et la détermination qui lui permettent de contribuer efficacement à la sécurité, à la stabilité et à la prospérité de ses voisins et de sa sphère d’appartenance ».
La violence terroriste au Mali a atteint des niveaux et des limites « sans précédent », et cela préoccupe l’Algérie, non seulement du fait que le Mali est un pays frontalier, mais aussi parce que l’Algérie a un « engagement historique » à soutenir ce pays voisin dans toutes ses épreuves depuis son indépendance.
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« L’Algérie a été et demeure l’un des plus fervents défenseurs, partisans et artisans de la préservation de l’unité de l’État du Mali, de son territoire, de son peuple et de ses institutions », a réaffirmé Attaf.
C’est pour cela qu’elle a mis en garde contre les conséquences de la révocation de l’accord de paix d’Alger en janvier 2024.
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« La solution à la crise malienne ne saurait résider dans une option militaire »
Ahmed Attaf a lu devant les journalistes un extrait de la réaction de l’Algérie, exprimée dans un communiqué daté du 26 janvier 2024.
« L’option militaire constitue la principale menace pour l’unité et l’intégrité territoriale du Mali. Elle porte en elle les germes d’une guerre civile, compromet les efforts de réconciliation nationale et représente une menace réelle pour la sécurité et la stabilité régionales », avait mis en garde l’Algérie. Ces appréhensions se sont confirmées avec la montée de la violence au Mali, dont la junte militaire au pouvoir est au bord de l’effondrement.
Le chef de la diplomatie algérienne a ainsi exprimé l’espoir de l’Algérie que les dirigeants maliens « se réveillent et prennent conscience de l’inéluctabilité d’un retour à la voie politique afin de rattraper leur retard en matière d’efforts et de tentatives pour éviter les catastrophes imminentes, non seulement pour l’État du Mali, mais aussi pour toute la région ».
« Nous espérons qu’ils comprendront, que la solution à la crise malienne ne saurait résider dans une option militaire ou une approche d’exclusion », que « la solution à la crise malienne ne peut être atteinte que par des moyens politiques pacifiques et inclusifs » et que « la solution à la crise ne peut être atteinte que par un dialogue responsable et une réconciliation globale entre tous les habitants de ce pays, sans aucune discrimination ni distinction, et loin de toute intervention étrangère, qu’elle soit politique ou militaire ».