
Profond changement en Algérie pour le cabinet de conseil international PwC (PricewaterhouseCoopers). Depuis le 1er juillet, PwC Algérie a pris le nom de Sovereign Business & Strategy (SBS), a annoncé le cabinet d’audit britannique dans un communiqué.
Néanmoins avec les mêmes bureaux à Alger, les mêmes collaborateurs au nombre de 150, et les mêmes clients.
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“Cette nouvelle organisation permettra au cabinet de disposer d’une plus grande agilité pour répondre aux évolutions de l’environnement économique, accélérer son développement et investir davantage dans les compétences, l’innovation et la proximité avec ses clients”, a ajouté la même source, sans donner des détails sur les liens entre PwC et SBS.
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Fort de 150 collaborateurs, SBS compte poursuivre le renforcement de sa présence en Algérie. En plus de son bureau d’Alger, le cabinet ambitionne d’ouvrir des bureaux à Oran, Constantine et Hassi Messaoud, afin « d’accompagner les entreprises et les institutions dans les différentes régions du pays ».
PwC Algérie : seule la marque s’en va
En fait, seule la marque PwC s’en va, explique sur LinkedIn Mouloud Hedid, expert en consulting banque, management et finances. Il s’agit d’un mouvement qui dépasse largement l’Algérie, indique-t-il, soulignant qu’en 2024, le cabinet international s’est séparé de ses firmes en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Cameroun, en RDC et à Madagascar. La raison est que dans les petits marchés, “la marque porte tout le risque et capte peu de revenu”.
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Citant de précédentes pertes en Chine, en Australie et en Arabie saoudite, il explique que “chaque défaillance locale se paie au prix de la marque entière”, d’où ce réflexe de “couper les branches jugées périphériques avant qu’elles ne brûlent le tronc”.
“L’indépendance libère et expose à la fois”
Il y a aussi l’impact de l’intelligence générative qui “exécute désormais en heures plutôt qu’en semaines”, et à moindres frais.
Même si les réseaux mondiaux jugent que dans ces “petits marchés” la conformité est coûteuse et la rentabilité marginale, la compétence, elle, reste. “Les auditeurs formés aux standards internationaux sont algériens et travaillent en Algérie”, relève l’expert.
Mouloud Hedid se demande ce qu’il en sera désormais de la qualité du travail de SBS. “Un cabinet souverain sans réseau mondial garde-t-il l’exigence qui faisait sa valeur, ou glisse-t-il doucement vers les habitudes du marché local ? La marque disciplinait. L’indépendance libère et expose à la fois”, conclut-il.