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Le GAFI ouvre la voie à la sortie de l’Algérie de sa liste grise

Le Groupe d'action financière (GAFI) ouvre la voie à une sortie de l’Algérie de sa liste grise relative au blanchiment d’argent. Explications.

Le GAFI ouvre la voie à la sortie de l’Algérie de sa liste grise
Blanchiment d'argent : vers le retrait de l'Algérie de la liste grise du GAFI ?  | Par Maksym Kapliuk / Adobe Stock pour TSA
Ali Idir
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Les efforts de l’Algérie en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ont fait l’objet d’une appréciation positive du Groupe d’action financière (GAFI), l’organisme international qui traque ces fléaux. Un premier pas vers le retrait de l’Algérie de la liste grise de cette instance ?

En octobre 2024, le GAFI avait placé l’Algérie sur sa liste de pays faisant l’objet d’une “surveillance renforcée”, dite aussi “liste grise”. 

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La présidente du GAFI, la Mexicaine Elisa de Anda Madrazo, avait expliqué que l’inscription d’un pays dans la liste grise n’est pas une mesure “punitive” mais une disposition visant à orienter les pays concernés vers l’amélioration de leurs dispositifs.

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L’Algérie avait alors pris l’engagement de collaborer avec le GAFI et le MENAFATF (Groupe d’action financière pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord) afin de renforcer l’efficacité de son régime de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Le GAFI a fait une première évaluation des efforts de l’Algérie lors de sa réunion plénière de ce mois de février 2026. L’organisme a conclu que le pays a “largement mené à bien son plan d’action”. Il ne reste qu’à s’assurer de la mise en œuvre effective des réformes engagées.

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Lutte contre le blanchiment d’argent : le GAFI salue les mesures par l’Algérie

Dans un rapport mis en ligne sur son site officiel, le GAFI a indiqué que l’Algérie “mérite une évaluation sur place afin de vérifier que la mise en œuvre des réformes en matière de LBC/FT (blanchiment d’argent et financement du terrorisme) a commencé et se poursuit, et que l’engagement politique nécessaire reste en place pour soutenir la mise en œuvre à l’avenir”.

L’Algérie a mis en œuvre une série de réformes visant à adapter son arsenal juridique et législatif aux recommandations du GAFI. Celui-ci reconnaît dans son rapport que l’Algérie a pris des mesures pour “l’amélioration de la surveillance fondée sur les risques, en particulier pour les secteurs à haut risque”, à travers notamment l’adoption de nouvelles procédures et l’application de sanctions “efficaces, proportionnées et dissuasives”.

Les autorités algériennes ont aussi procédé à l’élaboration d’un cadre efficace pour les informations de base et les informations sur les bénéficiaires effectifs, ainsi que pour le renforcement du régime de déclaration des transactions suspectes. 

Il a été également procédé à la mise en place d’un “cadre juridique et institutionnel efficace pour les sanctions financières ciblées contre le financement du terrorisme” et à la mise en œuvre d’une “approche fondée sur les risques pour la surveillance des organisations à but non lucratif, sans perturber ni décourager les activités légales”, reconnaît le GAFI.

 

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