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Le Haut conseil islamique officiellement habilité à émettre des fatwas

« Actuellement, des milliers de demandes de fatwas parviennent quotidiennement au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs », expliquait récemment l’anthropologue Abderrahmane Moussaoui, lors d’une conférence à Alger. Désormais, et après les appels répétés de Bouabdellah Ghlamallah, président du Haut conseil islamique (HCI), cette instance est officiellement habilitée à émettre des fatwas.

Un décret présidentiel publié au dernier Journal Officiel permet en effet au HCI « d’émettre des fatwas dans différents domaines du fiqh et de formuler par écrit son avis au regard des prescriptions religieuses », si l’instance est saisie « sur initiative du président de la République ».

En octobre 2016, Bouabdellah Ghlamallah appelait les autorités à « unifier la fatwa en Algérie et éviter le désaccord ». Dans des propos rapportés par El Moudjahid, il indiquait que le HCI est l’instance de référence « tant sur les plans intellectuel et culturel que sur le plan de la pratique religieuse » en Algérie.

Le responsable expliquait aussi « que la mission de promulgation de la fatwa incombait actuellement aux Conseils scientifiques au niveau des wilayas qui répondent aux interrogations des citoyens sur la charia ».

La nouvelle disposition intervient dans le cadre d’un décret présidentiel qui précise les missions du HCI. Le texte stipule que le rôle du Haut conseil islamique est de « prendre en charge, en tant qu’institution nationale de référence, toutes les questions liées à l’islam, permettant de corriger les perceptions erronées… », ainsi que de participer à « l’évaluation et à la révision des programmes d’enseignement religieux et leur insertion cohérente dans le système éducatif ». 

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