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Le pétrole en nette baisse à New York

Le pétrole en nette baisse à New York

Le pétrole coté à New York a terminé en nette baisse vendredi et est repassé sous le seuil des 50 dollars, les investisseurs se plaçant en retrait alors qu’une nouvelle tempête, baptisée Nate, s’approchait des côtes américaines du Golfe du Mexique.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre, référence américaine du brut, a reculé de 1,50 dollar, soit -2,95%, pour clôturer à 49,29 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). De son coté, le baril de Brent (référence pour le pétrole algérien) était coté à 55,58 dollars à 21h45 après avoir atteint en séance 57,24 dollars.

Les cours avaient été soutenus au cours des dernières séances par les signes de rapprochement entre la Russie et l’Arabie saoudite, les deux figures de proue d’un accord engageant l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et d’autres gros pourvoyeurs d’hydrocarbures à limiter leur production. Le but est de restreindre l’offre d’or noir sur le marché mondial et ainsi tenter de redresser les prix.

Les dirigeants russes et saoudiens ont suggéré qu’ils étaient prêts à étendre cet accord.

Mais, pour Bart Melek de TD Securities, « le marché s’est peut-être un peu trop emballé, rien n’est encore signé et beaucoup de choses peuvent encore changer » avant la prochaine réunion officielle de l’Opep fin novembre à Vienne.

Les investisseurs ont par ailleurs opté pour la prudence à l’approche de Nate.

Cette tempête tropicale devrait se renforcer et se transformer en ouragan au cours du week-end lorsqu’elle traversera le Golfe du Mexique, où des plateformes pétrolières et gazières ont été évacuées, avant d’atteindre le sud des Etats-Unis et de frapper les Etats de Louisiane et de Floride, a indiqué le centre américain des ouragans (NHC).

Les tempêtes qui s’abattent sur les Etats-Unis perturbent la production de brut mais entament également l’activité des raffineries et, donc, la demande locale de pétrole non raffiné.

Il est aussi possible « que le marché soit tout simplement à court d’investisseurs souhaitant parier à la hausse », a avancé Kyle Cooper d’IAF Advisors.

« Je n’aime pas habituellement utiliser cet argument mais les informations récentes sur le marché du pétrole penchent plutôt en faveur d’une augmentation des prix », a-t-il souligné, mentionnant la forte baisse des stocks de brut aux Etats-Unis ou le rapprochement entre la Russie et l’Arabie saoudite.

« Il semble que le marché soit dominé par l’idée que la production de brut aux Etats-Unis va continuer à augmenter via l’exploitation du pétrole de schiste », a avancé le spécialiste.

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