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Le pétrole soutenu par la vague de froid frappant le sud des États-Unis

Le prix du pétrole new-yorkais a terminé en légère hausse mercredi, profitant des effets d’une vague de froid qui a touché plusieurs raffineries dans le sud des Etats-Unis, en attendant le rapport sur les réserves de brut dans le pays.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en février, référence américaine du brut, a gagné 24 cents pour clôturer à 63,97 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le baril de Brent est resté stable, autour de 69 dollars. Après avoir atteint 69,56 dollars en séance, il était coté à 69,20 dollars à 21h35.

Les prix “ont été portés par les cours des produits raffinés comme l’essence”, a avancé Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

“A cause du froid, plusieurs raffineries situées le long des côtés du Golfe du Mexique, autour de La Nouvelle-Orléans notamment, ont fait face à des coupures d’électricité”, a-t-il expliqué en soulignant qu’à Houston, où il est basé, il faisait -7 degrés Celsius, une température plus vue depuis 1996.

Les perturbations sur les raffineries impliquent une baisse de la production de produits transformés. Et le contrat à terme de référence sur l’essence aux Etats-Unis s’est apprécié mercredi de 1,09%.

Le baril new-yorkais avait pourtant démarré la séance en baisse.

“Le pétrole a récemment atteint des plus hauts, cela avait déclenché des prises de bénéfices, mais la récente baisse peut aussi être vue comme une opportunité d’achat”, a résumé David Madden, analyste chez CMC Markets.

“On ressent un peu d’hésitation car le marché est techniquement dans une situation où le nombre de paris à la hausse est très important, les fonds d’investissements spéculatifs en détenant notamment un montant record, mais en même temps la demande reste solide”, a rappelé Phil Flynn de Price Futures Group.

“Les observateurs sont aussi partagés sur ce que dévoilera le rapport sur le niveau des réserves de brut aux Etats-Unis qui sera diffusé jeudi, certains prévoyant une nouvelle baisse quand d’autres s’attendent à un rebond”, a-t-il ajouté.

Selon la médiane d’un consensus d’analystes compilé par Bloomberg, les réserves de brut arrêtées au 12 janvier pourraient avoir reculé de 3 millions de barils, tandis que celles d’essence auraient augmenté de 3,98 millions de barils et celles de produits distillés de 2 millions de barils.

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