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Le pétrole termine en baisse à New York avant une réunion de l’Opep

Le baril de pétrole coté à New York a fini en légère baisse jeudi à la veille d’une rencontre entre des représentants de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de pays partenaires sur un accord limitant leur production.

Le baril de “light sweet crude” (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en novembre, dont c’est le premier jour de cotation comme contrat de référence, a cédé 14 cents pour clôturer à 50,55 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

L’Opep et d’autres grand pays extracteurs de brut ont passé fin 2016 un accord visant à réduire leur production, avec l’objectif de restreindre l’offre de brut sur le marché mondial et ainsi tenter de redresser les prix.

Une réunion de suivi de cet accord, qui court pour l’instant jusque mars 2018, aura lieu vendredi à Vienne.

“Les investisseurs attendent de voir si les représentants de l’Opep et de leurs partenaires vont prolonger cet accord jusque fin 2018”, a indiqué Andy Lipow de Lipow Oil Associates en soulignant qu’au vu de la récente montée des prix du pétrole, leurs efforts semblaient porter leurs fruits.

“Tout accord formel, s’il y a en un, sera probablement annoncé lors de la réunion semestriel de l’Opep en novembre, mais des signaux pourraient émerger de cette rencontre”, a-t-il ajouté.

Le taux d’adhésion à l’accord en place par ses divers participants, pas toujours respecté scrupuleusement, sera aussi évoqué.

Plus tôt dans la séance, le baril avait été freiné par la hausse du dollar, qui a nettement profité mercredi de la position jugée optimiste de la banque centrale américaine sur l’économie américaine.

“Il existe traditionnellement une corrélation inverse forte entre le dollar et les cours du pétrole”, a rappelé Bill O’Grady de Confluence Investment.

La hausse du billet vert rend plus onéreux et donc moins attractif les achats d’or noir, libellés dans la devise américaine, pour les investisseurs munis d’autres devises.

“J’étais un peu surpris de ne pas voir le baril s’affaiblir mercredi mais on a visiblement eu une réaction à retardement jeudi en début de séance”, a noté M. O’Grady.

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