
Les cours du pétrole coté à New York ont terminé en nette baisse vendredi, les investisseurs préférant par prudence retirer leur mise avant un week-end qui devrait être marqué par l’arrivée de l’ouragan Irma sur les côtes de la Floride.
Le baril de « light sweet crude » (WTI), référence américaine du brut, a perdu 1,61 dollar, soit 3,4%, pour terminer à 47,48 dollars.
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En fin des échanges européens, le Brent, référence pour le pétrole algérien, cédait près de 1,5% repassant sous les 54 dollars après avoir atteint en séance 54,84 dollars.
« Toute personne pariant sur une progression des cours du pétrole n’a pas vraiment envie de rentrer à la maison ce vendredi en gardant des positions à la hausse alors que se profile un ouragan puissant, le deuxième à frapper le pays en deux semaines », a avancé Robert Yawger de Mizuho.
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« On ne sait pas vraiment quelles vont être ses conséquences et comment va réagir le marché lundi matin », a-t-il expliqué. « Cette incertitude pousse une grande partie de la communauté des spéculateurs à retirer leurs billes avant le week-end », a-t-il estimé.
Alors que les raffineries de la côte du Golfe du Mexique reprennent progressivement leurs activités après le passage de l’ouragan Harvey fin août dans le Texas et la Louisiane, les investisseurs s’interrogent désormais sur l’impact de l’ouragan Irma.
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Actuellement dans les Caraïbes, il devrait remonter vers la côte sud-est des Etats-Unis, frappant d’abord la Floride dimanche puis la Georgie et la Caroline du Sud.
« Il n’y a pas vraiment d’infrastructures pétrolières dans cette zone, pas de raffineries ou de plateformes de production », a indiqué Matt Smith de ClipperData. « Le seul effet qu’on pourrait voir est sur la demande d’essence, alors que de nombreux habitants cherchent actuellement à prendre la route pour s’éloigner », a-t-il ajouté.
Pour M. Yawger toutefois, il est possible que la demande d’essence baisse dans les jours suivants, renforçant la hausse des stocks de brut déjà observés après le passage d’Harvey.
Au pic des perturbations, près d’un quart des capacités de raffinage américaines ont en effet été mises hors service, réduisant la demande pour le pétrole brut.