
Les prix des viandes blanches ont atteint des niveaux record en cette fin de l’été en Algérie.
Le poulet frais a dépassé les 600 dinars le kilogramme, contre 450-500 Da il y a quelques semaines et beaucoup moins (300-350 Da) pendant l’hiver et le printemps.
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Les raisons de cette flambée sont multiples. Elles ont été expliquées par le président de la Fédération des aviculteurs, Ali Benchaiba, dans des déclarations faites au journal El Khabar.
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Le poulet victime des incendies et de la canicule
Le premier facteur est d’ordre climatique. Il s’agit des très fortes chaleurs de l’été, aggravées par les incendies dans plusieurs régions productrices et les coupures d’électricité, ce qui a affecté les installations d’aération et de climatisation dans les poulaillers.
Cette situation a causé une mortalité élevée, accentuée par l’apparition dans le même temps de certaines maladies. Pour amortir les pertes, les aviculteurs ont dû revoir les prix à la hausse et certains ont même cessé leur activité.
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Le président de l’organisation professionnelle a aussi pointé du doigt la rareté et la cherté de certains intrants de production, du fait du retard des programmes d’importation. Tout cela avait coïncidé avec une forte demande sur les viandes blanches pendant l’été.
Les prémices de la crise étaient, du reste, visibles depuis fin 2025 et pendant le premier semestre de l’année en cours avec la forte baisse des prix du poulet sur le marché. M. Benchaiba explique que beaucoup d’aviculteurs ont vendu à perte et n’ont pas pu financer le cycle de production de l’été.
Reprise de la production de poulet : vers une baisse des prix
La crise actuelle est toutefois conjoncturelle, rassure-t-il. Avec le retour de la fraîcheur et la fin des incendies et des coupures d’électricité, de nombreux aviculteurs ont repris l’activité et la nouvelle production devrait arriver sur le marché dans quelques semaines, ce qui va tirer les prix vers le bas.
Pour stabiliser définitivement les prix, le président de la Fédération des aviculteurs fait deux propositions. La première est de mettre en place un mécanisme qui régule le marché et assure à longueur d’année un prix qui ne lèse ni les producteurs ni les consommateurs. La seconde est de mettre en place un “couloir vert” pour faciliter l’importation des intrants de production.