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Les artisans bijoutiers algériens visent l’exportation

Les artisans bijoutiers algériens cherchent à se développer, à sécuriser l’approvisionnement en matière première et à exporter leurs bijoux.

Les artisans bijoutiers algériens visent l’exportation
Les fabricants de bijoux algériens visent l’exportation / Par Aslı Yaren Peker sur Unsplash pour TSA
Farouk Djouadi
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Clock 2 minutes de lecture

Les artisans bijoutiers algériens veulent se tailler une place sur le marché international des bijoux et des pierres précieuses.

L’ambition semble accessible, vu l’intérêt que suscitent les bijoux traditionnels algériens dans les boutiques en ligne spécialisées à l’étranger et lors des foires internationales.

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La commission de l’artisanat, affiliée à l’Organisation nationale syndicale du patronat et des entrepreneurs algériens (Onspea), et la Chambre algérienne du commerce et d’industrie (CACI) se préparent à initier un travail de promotion des bijoux locaux, en vue de les exporter sur les marchés internationaux.

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Selon un communiqué de l’organisation patronale, une rencontre sera organisée « très prochainement » dans l’objectif de mettre en place « un partenariat pérenne devant garantir une représentation permanente des artisans bijoutiers algériens dans les conseils, les tribunes et les foires à l’échelle mondiale ».

Sécuriser l’approvisionnement en or pour la fabrication de bijoux

Les ambitions d’exportation des artisans bijoutiers ont été dévoilées, récemment, au cours d’une rencontre qui a réuni leurs représentants, au sein de l’Onspea, avec le secrétaire général de la CACI.

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Cette dernière s’est engagée à accompagner les bijoutiers dans les négociations avec l’Agenor (Agence nationale de transformation et de distribution de l’or et des métaux précieux).

« La CACI sera du côté de la commission des artisans dans les prochaines négociations avec Agenor et les autres importateurs, pour assurer la disponibilité de l’or et des autres métaux précieux, avec les prix officiels et des quantités qui correspondent aux capacités financières de chaque atelier », lit-on dans le communiqué de l’Onspea.

Pour rappel, l’Algérie a durci, depuis le début de l’année 2026, les conditions d’importation de l’or et des métaux précieux, et ce, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent.

L’article 198 bis de la loi douanière, relatif à la déclaration des devises, a été élargi pour inclure les bijoux et les pierres précieuses. Une modification qui soumet toute exportation et importation des ouvrages d’or, d’argent, de platine ouvré ou mi-ouvré, effectués par les fabricants et les artisans bijoutiers à une autorisation préalable délivrée par l’administration fiscale.

Signalons enfin que malgré leur absence sur les grandes places mondiales, les bijoux traditionnels algériens, tels que khit Errouh, tabzimt, Chemassa…, ont su trouver leur chemin vers les marchés étrangers, à travers les boutiques en ligne spécialisées et les plateformes des créateurs.

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