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Les dynamiques de la société civile maintiennent la pression pour un dialogue sérieux

Les dynamiques de la société civile maintiennent la pression pour un dialogue sérieux

Les Dynamiques de la société civile ont dénoncé, ce samedi 17 août, l’attitude de l’administration vis-à-vis leur demande d’organisation d’une conférence nationale de concertation entre la société civile et des partis politiques des deux pôles, l’alternative démocratique du 26 juin et la Conférence nationale du dialogue du 6 juillet, ainsi que des personnalités nationales. Prévue ce samedi, la conférence a été annulée faute d’autorisation.

« Jusqu’à jeudi 18h nous n’avions reçu aucune réponse, qu’elle soit négative ou positive. L’autorisation a fini par nous parvenir hier vendredi au soir. Nous nous sommes excusés auprès des partis et des personnalités invités et avons convenu de reporter la réunion au 24 août », a expliqué Lyès Merabet président du Syndicat nationale des praticiens de la santé publique (SNPSP) et membre de la Confédération nationale des syndicats (CSA), lors d’une conférence de presse des dynamiques de la société civile.

Lyès Merabet a tenu à dénoncer ce type de pratiques de la part de l’administration qui reste encore otage de ses vieux réflexes. « Même en temps normal, ce type de pratiques n’ont pas lieu d’être. Que dire aujourd’hui alors que nous vivons un moment exceptionnel ? » a-t-il souligné.

Pour M. Merabet, ce report est une occasion pour élargir les contacts à d’autres personnalités et partis politiques que les dynamiques de la n’ont pas pu contacter. Hormis les partis de l’ex alliance présidentielle, les dynamiques ont ratissé large, en touchant toutes les sensibilités. « Nous avons rendu visite à l’ensemble des partis sans exception (exceptés les partis de l’allégeance, Ndlr) et des personnalités nous ont reçus chez elles», a précisé le président du SNPSP.

Pour lui, la solution « n’est pas entre les mains du pouvoir à lui seul. Notre objectif est d’être une partie de la solution », a-t-il encore développé. Il réitère le soutien des dynamiques au mouvement populaire. « Nous ne sommes pas les représentants du Hirak mais nous adoptons ses revendications que nous faisons nôtres ! ».

« Le compromis est possible aujourd’hui »

De son côté, le vice-président de la Liguer algérienne des droits de l’homme (LADDH), Saïd Salhi, a expliqué avoir tiré trois leçons du mouvement populaire qui entame son 7e mois la semaine prochaine.

D’abord, son union – « pour la première fois le pouvoir est dispersé » -, ensuite le choix irréversible du pacifisme – « le plus grand combat ! » -, et la enfin la rupture totale avec le système.

« En tant que dynamiques de la société civile, nous sommes un prolongement du mouvement populaire », a-t-il appuyé. Par sa forte mobilisation, la rue a fait pencher l’équilibre des forces en sa faveur, a affirmé Saïd Salhi soulignant toutefois que cela reste insuffisant et que cette symbiose populaire a besoin d’une traduction politique sur le terrain.

Pour Saïd Salhi, malgré la multiplication des initiatives de sortie de crise, un compris est possible. « Certains appellent à des élections, d’autres parlent d’un processus constituant, mais un compromis est possible, à condition d’avoir une bonne volonté et d’écouter les revendications du peuple », a-t-il dit. Pour lui, la société civile peut aujourd’hui jouer un rôle consensuel entre les différents acteurs qui appellent au changement.

Lyès Merabet a rappelé que les dynamiques de la société civile n’ont pas abandonné les préalables avant d’engager le dialogue. « Nous maintenons nos préalables à leur tête la libération des jeunes détenus du Hirak. Nous disons bien la libération des personnes incarcérées dans le cadre du mouvement Hirak. Nous n’appelons pas à libérer ceux qui ont volé ou dilapidé les deniers publics. Beaucoup d’amalgame a été entretenu à notre détriment à propos de cette question », a clarifié Merabet relevant que celui qui veut dialoguer se doit d’accepter un minimum de préalables.

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