
Très mauvaise nouvelle pour la filière marocaine des fruits et légumes. Des contrôles effectués par les autorités espagnoles ont permis de détecter une forte présence de pesticides, ce qui a conduit au déclenchement d’une alerte.
L’affaire pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’entrée des produits agricoles marocains sur le territoire de l’Union européenne.
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L’information est rapportée par le média espagnol La Bandera, qui indique que le 30 janvier dernier, les autorités espagnoles ont détecté au cours d’un contrôle aux frontières « une présence excessive » de résidus de pesticides dans un lot de légumes marocains, notamment des carottes blanches. Ces légumes étaient arrivés du Maroc en Espagne avec la participation française à la distribution.
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Les analyses ont détecté la présence de 0,053 mg/kg de chlorpyrifos, alors que la limite maximale de résidus est fixée à 0,01 mg/kg, ainsi que 0,83 mg/kg de dithiocarbamates, dont la limite est de 0,20 mg/kg, précise la même source.
Les autorités espagnoles ont immédiatement notifié le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux de la Commission européenne, le RASFF.
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Pesticides : l’Espagne alerte l’Europe sur les légumes marocains
La Commission européenne a totalement interdit depuis 2019 le chlorpyrifos, en raison de ses risques pour la santé. Sur la cargaison de légumes marocains contrôlée, il a été détecté en quantités cinq fois supérieures à la limite détectable en laboratoire, indique le journal.
Quant aux dithiocarbamates, des fongicides pouvant provoquer des dysfonctionnements thyroïdiens et un goitre, ils ont été détectés à des concentrations plus de quatre fois supérieures à la limite autorisée.
La Bandera écrit que cette affaire s’ajoute aux précédents cas de contamination de produits marocains et « aggrave la crise déclenchée par l’absence de contrôle des importations de tomates marocaines ».
Le média rappelle que le coordonnateur espagnol des organisations d’agriculteurs et d’éleveurs (COAG) a dénoncé un manque de contrôle sans précédent aux frontières européennes, car les importations de tomates marocaines (du Maroc ou du Sahara occidental occupé) « disparaissent littéralement des statistiques officielles de la Commission européenne alors que les cargaisons continuent d’arriver en toute normalité sur les marchés communautaires ».