
L’Algérie poursuit ses efforts pour améliorer sa législation contre le blanchiment d’argent et sortir de la liste “grise” du GAFI, l’organe mondial qui traque le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Depuis sa mise sur cette liste en octobre 2024, l’Algérie a multiplié les mesures. Dès janvier 2025, le ministère des Finances a installé un groupe de travail chargé d’arrêter les mesures à mettre en œuvre pour une lutte plus efficace contre ce fléau. Le groupe de travail a édicté un nouveau règlement en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive.
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Le dispositif a été rendu exécutoire par un arrêté du ministère des Finances daté du 14 avril dernier et publié au Journal officiel du 25 mai 2026. Il est donc officiellement entré en vigueur à compter de cette date.
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Blanchiment d’argent : un nouveau règlement pour une lutte plus efficace
Le texte fixe les diligences que les professionnels concernés (établissements bancaires et financiers, poste…) doivent observer. Ces mesures concernent la vigilance à l’égard de la clientèle, l’identification et la vérification du bénéficiaire effectif, la détection des opérations suspectes, la déclaration de soupçon et l’exemption du déclarant, la conservation des documents, les programmes de conformité et les contrôles internes.
Dans un avis diffusé ce jeudi 11 juin, le Conseil national de la comptabilité (CNC) a indiqué qu’il s’engageait à accompagner les experts-comptables, les commissaires aux comptes et les comptables agréés dans l’application des mesures édictées par le nouveau règlement.
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Le CNC précise que ce règlement fixe six diligences que les professionnels assujettis doivent observer :
- Mesures de vigilance à l’égard de la clientèle
- Identification et vérification du bénéficiaire effectif
- Détection des opérations suspectes
- Déclaration de soupçon et exemption du déclarant
- Conservation des documents
- Programmes de conformité et contrôles internes
Dans ce cadre, le Conseil assurera un programme de formation et des actions de sensibilisation en matière de prévention et de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive, lit-on dans l’avis.
Le CNC rappelle sa qualité d’autorité de régulation, de contrôle et de surveillance des professionnels du secteur (experts comptables, commissaires aux comptes et comptables agréés), et ce, en vertu de la loi n° 05-01 du 6 février 2005, modifiée et complétée, relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.