
Le président du MSP Abderrazak Makri a dit craindre un report de la présidentielle de 2019, et évoque une éventuelle prolongation du mandat du président Abdelaziz Bouteflika.
« La continuité » dont parlent les partisans du président Bouteflika est « un piège ». « Il y a plusieurs interprétations à cette continuité. Par exemple, elle peut signifier une révision de la Constitution pour passer d’un quinquennat à un septennat et donc prolonger le mandat actuel de deux ans sans passer par les élections », a expliqué le patron du MSP, dans un entretien à TSA Arabi, publié ce mardi 19 septembre.
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« Malheureusement, il y a des responsables même au sein de l’opposition qui disent que ce n’est pas utile d’organiser des élections et il y a signaux en faveur du maintien du président dans son poste, sans organiser des élections », a-t-il ajouté, en jugeant que l’idée « ne convient pas à l’Algérie qui est un grand pays ».
Le président du MPS pense que Bouteflika doit « logiquement refuser » les appels qui lui sont lancés pour briguer un 5e mandant en 2019. « Le 5e mandat n’est pas dans l’intérêt des Algériens. Le président a fait ce qu’il fallait, il ne pourra pas affronter les prochaines crises (…) Il doit être en mesure de se réunir avec ses partenaires », a-t-il expliqué. Pour lui, le président, « ne peut pas jouer son rôle pour des raisons de santé ».
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Sur les récents changements opérés par Bouteflika au sein de l’armée, le président du MSP affirme ne pas disposer d’informations fiables pour les commenter.
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