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Manifestations contre le 5e mandat : le Premier ministre français réagit

Manifestations contre le 5e mandat : le Premier ministre français réagit

En France, les réactions au mouvement de contestation du 5e mandat en Algérie, se multiplient. Ce mercredi soir, le Premier ministre français Edouard Phillipe a assuré que son pays n’a « aucune indifférence » envers la situation de l’Algérie, sa « voisine », mais ne veut se « livrer à aucune ingérence ».

M. Philippe, qui s’exprimait sur BMTV, a ajouté que « c’est aux Algériens qu’ils revient de prendre des décisions sur leur avenir ».

Peu avant, la ministre française chargée des Affaires de l’Europe, Nathalie Loiseau, a réaffirmé que ce n’est pas à la France de dire aux Algériens « ce qu’ils doivent faire ».

« Ce n’est pas à nous, et à nous moins qu’à quiconque, de dire aux Algériens ce qu’ils doivent faire et de choisir leur destin à leur place. Il me semble que nous devrions tous, sur ces bancs, être d’accord avec cette affirmation », a-t-elle répondu mardi soir à une députée lors d’une session ordinaire à l’Assemblée nationale française.

« Lorsque l’on parle de l’Algérie et que l’on est en France, il existe deux principes auxquels on doit toujours réfléchir et se tenir : nous ne pouvons être ni dans l’ingérence ni dans l’indifférence », a-t-elle fait savoir, rapporte l’agence APS.

Pour elle, la France ne peut pas « être dans l’ingérence vis-à-vis de l’Algérie – comme vis-à-vis de bien d’autres pays, mais en particulier avec l’Algérie, à laquelle nous lie une histoire longue, riche, mais également troublée – ni dans l’indifférence, car, vous l’avez dit, il y a en France beaucoup de personnes détenant la personnalité algérienne », soulignant que l’Algérie est un partenaire « important » de l’Union européenne comme de la France.

« Aujourd’hui, des élections se profilent en Algérie, et nous sommes attentifs à la situation de ce pays. (…) Nous gardons cependant un regard amical et vigilant sur ce qui se passe en Algérie, et nous souhaitons que les aspirations du peuple algérien puissent être entendues », a-t-elle dit.

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