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Manifestations et tension à la veille du scrutin présidentiel

Manifestations et tension à la veille du scrutin présidentiel

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté, ce mercredi 11 décembre, à Alger et dans plusieurs autres villes du pays pour dénoncer le scrutin présidentiel qui aura lieu demain jeudi. Les manifestations se poursuivaient ce soir dans plusieurs wilayas.

À Alger, la manifestation a commencé dès le milieu de la matinée. Plusieurs milliers de personnes venues de Belcourt ont parcouru le centre de la capitale avant de s’installer rue Didouche Mourad et à la place de la Grande poste. Les manifestants ont scandé tout au long de la journée des slogans hostiles au pouvoir et ont dénoncé la tension de l’élection présidentielle de demain.

À deux reprises, la police a tenté de disperser violemment les manifestants. En fin de matinée puis en milieu d’après-midi. Mais l’intervention musclée des forces de l’ordre qui n’a épargné personne, y compris les femmes et les journalistes – dont notre collaboratrice-, n’a pas eu d’effet sur les manifestants. Ces derniers ont poursuivi leur manifestation. En début de soirée, des dizaines de manifestants continuaient de scander des slogans hostiles au pouvoir près de la Place de la Grande poste.

Nuit blanche à Bejaia, affrontements à Bouira

Les manifestants sont sortis dans plusieurs autres villes du pays : Constantine, Bejaia, Bouira, Tlemcen, Tizi Ouzou, Boumerdès, Bordj Bou Arreridj, Mostaganem, Sétif, Batna… Ce soir, une marche est en cours à Biskra.

À Bejaia, les manifestants ont décidé de passer la nuit dehors, pour exprimer leur refus de l’élection présidentielle, selon la page locale Bejaia Sois L’Observateur. Plusieurs écoles qui devaient abriter des bureaux de vote ont été murées tout au long de la semaine.

À Bouira, des affrontements ont éclaté en début de soirée de ce mercredi 11 décembre entre les forces anti émeutes de la gendarmerie nationale et des manifestants au chef-lieu lieu communal de M’chedallah, rapporte notre correspondante sur place.

Les escarmouches ont débuté vers les coups de 15h30 lorsque des manifestants s’opposant à l’élection présidentielle ont envahi le centre de vote du lycée Ben Badis où des unités de police étaient stationnées. Le dispositif policier a quitté l’établissement mais un autre de gendarmerie a été dépêché sur place, ont témoigné des manifestants qui ont ajouté que les gendarmes ont usé des bombes lacrymogène pour tenter de disperser les émeutiers.

La situation reste tendue. Plusieurs centres de vote ont été fermés par des citoyens au niveau des communes de la wilaya, ont rapporté des militants et des internautes.

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