Direct Live Search
Search

Maroc : le Parlement mobilisé pour imposer la nouvelle orientation sur le Sahara occidental

Trois axes se dégagent de la mobilisation par le Maroc de son Parlement sur le Sahara occidental après la non-reconduction de la MINURSO.

Maroc : le Parlement mobilisé pour imposer la nouvelle orientation sur le Sahara occidental
Le Maroc mobilise son Parlement pour imposer la nouvelle orientation sur le Sahara occidental/Par Oleksii / Adobe Stock
Amar Belani
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Clock 2 minutes de lecture

La réunion conjointe des deux chambres du Parlement marocain, tenue ce lundi 2 novembre, s’inscrit dans une démarche visant à transformer la séquence diplomatique au Conseil de sécurité sur le Sahara occidental de vendredi 30 octobre en consensus institutionnel national.

Convoquée à la suite du veto russe au Conseil de sécurité et de l’expiration du mandat de la MINURSO, elle vise à faire endosser par les représentants des deux chambres les orientations du cabinet royal.

A lire aussi : Jamel Debbouze : son restaurant à Paris épinglé pour vente de vins israéliens

Cette mobilisation parlementaire cherche ainsi à donner une assise institutionnelle et politique plus large à la nouvelle stratégie marocaine sur le Sahara occidental, que j’ai déjà évoquée dans un précédent post.

A lire aussi : Le Sahara occidental au Ticad 2025 : nouveau revers pour le Maroc

Les interventions ont également révélé des nuances significatives concernant les relations avec l’Algérie. Les appels du PJD, de l’Alliance de gauche et de la Confédération démocratique du travail (CDT) en faveur d’une amélioration des relations bilatérales méritent d’être relevés. Ils contrastent avec les discours accusateurs d’autres formations parlementaires, qui continuent de présenter Alger comme responsable du blocage politique et de tous les maux de la région.

Les trois axes de la stratégie marocaine

Au-delà de cette mobilisation politique, la réunion a esquissé une évolution de l’approche institutionnelle marocaine du dossier.

A lire aussi : Gaza : l’ONU déclare officiellement l’état de famine et accuse Israël

Trois axes se dégagent : le renforcement de la diplomatie parlementaire pour consolider les soutiens internationaux, la préparation d’adaptations législatives destinées à accompagner les orientations du cabinet royal et la volonté affichée de réduire progressivement le rôle du Conseil de sécurité dans le traitement du conflit.

Le Parlement marocain ne peut pas réduire le rôle du Conseil de sécurité

Cette dernière ambition révèle une confusion préoccupante entre les objectifs politiques de Rabat et les prérogatives des institutions internationales. Comme si le Parlement marocain disposait du pouvoir de réduire le rôle du Conseil de sécurité, de modifier le mandat des Nations unies ou de soustraire un territoire non autonome au processus onusien de décolonisation.

Aucune mobilisation parlementaire nationale ne saurait modifier unilatéralement le statut international du Sahara occidental, ni effacer le droit inaliénable de son peuple à l’autodétermination.

Derrière cette démonstration de consensus intérieur se dessine ainsi une tentative de faire passer une orientation politique nationale pour une évolution du cadre juridique international. Or, le soutien institutionnel marocain à une position unilatérale ne saurait se substituer au règlement du conflit conformément au droit international.

Lien permanent : https://tsadz.co/brsi4

TSA +