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Maroc : un militant du Hirak condamné à 5 ans de prison pour « apologie du terrorisme »

Un jeune militant du mouvement de contestation sociale du Hirak a été condamné jeudi à cinq ans de prison ferme pour "apologie du terrorisme", rapportent les médias marocains. El Mortada…

Maroc : un militant du Hirak condamné à 5 ans de prison pour « apologie du terrorisme »
Un jeune homme du Hirak, main levée en signe de victoire devance ses camarades lors de la marche pacifique du 17 juin 2017 à Imzouren. LOUIS WITTER / LE DESK
Aicha Merabet
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Un jeune militant du mouvement de contestation sociale du Hirak a été condamné jeudi à cinq ans de prison ferme pour « apologie du terrorisme », rapportent les médias marocains.

El Mortada Iamrachen, un activiste salafiste repenti, incarnait l’aile modérée du mouvement avec un discours pacifiste, moins intransigeant que d’autres figures du mouvement populaire né dans la région du Rif (nord) après la mort tragique d’un poissonnier en octobre 2016.

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« Vu la gravité des faits », la chambre criminelle chargée des affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel à Salé a ordonné son arrestation immédiate au tribunal après l’avoir condamné pour « apologie du terrorisme » et « incitation au terrorisme », selon l’agence MAP.

Les services de sécurité d’Al-Hoceima l’avaient arrêté en juin dernier après la publication de commentaires sur son site Facebook faisant « l’apologie du terrorisme », selon la même source.

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Selon certains médias, il s’agissait d’un commentaire concernant l’attentat qui a coûté la vie à l’ambassadeur russe en Turquie, en décembre 2016. A l’époque de son arrestation, ses avocats avaient fait valoir qu’il s’agissait de propos « parodiques ».

Le leader de la contestation Nasser Zefzafi et 53 co-accusés sont en cours de jugement depuis plusieurs semaines devant la Cour d’appel de Casablanca. Les prévenus sont poursuivis pour différents motifs, parfois très graves –comme celui « d’atteinte à la sécurité de l’Etat » qui vise les meneurs.

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Amnesty International a exhorté cette semaine les autorités marocaines à libérer ceux qui ont pris part à la contestation, dont  Nasser Zefzafi, les qualifiant de « prisonniers de conscience ».

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