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Maroc : Zagora, une ville de 400.000 habitants sans université, ni réseau mobile

En campagne électorale pour les législatives du 23 septembre, Fouzi Lekjaa, le puissant président de la Fédération marocaine de football et ministre délégué au Budget, découvre la réalité du Maroc.

Maroc : Zagora, une ville de 400.000 habitants sans université, ni réseau mobile
Les 400.000 habitants de la ville de Zagora et de sa région ne disposent pas de réseau mobile ni d’un centre universitaire / Photo par alessandra barbieri / Pixabay pour TSA
Rafik Tadjer
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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La campagne des législatives du 23 septembre au Maroc confirme ce que le monde ne sait que trop bien : la monarchie qui dépense sans compter dans le prestige et qui s’apprête à co-organiser la Coupe du monde de football 2030, laisse une grande partie de sa population dans le dénuement.

Le séisme de 2023 et les différents épisodes d’intempéries avaient levé le voile sur la pauvreté des villages reculés du Haut Atlas. Cette fois, ce sont d’autres insuffisances, impensables en 2026 pour un pays qui se définit comme « moderne », qui sont étalées.

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Une région marocaine de 400.000 habitants sans réseau mobile, ni université

Les 400.000 habitants de la ville de Zagora et de sa région ne disposent pas de réseau mobile ni d’un centre universitaire. Ironie de l’histoire, c’est l’homme qui dirige l’organisation de la Coupe du monde et le premier responsable des dépenses dans la politique de prestige, qui révèle cette amère situation. Il s’agit de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et ministre délégué au Budget dans le gouvernement de Aziz Akhannouch.

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Lekjaa animait un meeting de campagne, pour le compte de son parti, le PAM (Parti de l’authenticité et de la modernité), quand il a évoqué les graves insuffisances dont souffre la région de Zagora, qui est située pas loin de la frontière avec l’Algérie.

« Il y a des zones à Zagora qui n’ont pas de réseau mobile. Ces 400.000 habitants n’ont pas non plus de centre universitaire. Ces situations me font mal au cœur. Il nous reste quelques jours au gouvernement et ces dossiers seront posés sur la table dès demain matin », a-t-il promis. Et sa liste de ce qui manque dans cette ville n’est certainement pas exhaustive.

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Des législatives sur fond de crise sociale aiguë

Il n’a toutefois pas dit comment il ferait pour régler en quelques jours des carences qu’il n’a pas pu prendre en charge pendant cinq années comme ministre délégué au Budget. Il faut dire qu’il a d’autres priorités.

En octobre 2025, Lekjaa était en fonction lorsque le gouvernement marocain a approuvé un programme colossal pour les stades et les infrastructures en prévision de la Coupe du monde, s’élevant à 380 milliards de dirhams (près de 40 milliards de dollars).

La campagne du scrutin du 23 septembre est dominée par les inégalités et la situation sociale difficile du royaume. Les législatives interviennent quelques semaines après le scandale de l’évasion collective vers Ceuta. Fin juillet dernier, environ 70.000 jeunes Marocains ont pris d’assaut l’enclave espagnole. Jusqu’à 90 migrants ont trouvé la mort en tentant de rejoindre Ceuta à la nage.

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