
Alors que trois cycles de négociations ont eu lieu entre le Front Polisario et le Maroc sous l’égide des États-Unis et de l’ONU, aucune « solution imminente » au conflit du Sahara occidental ne pointe à l’horizon.
La révélation est de Massad Boulos, le conseiller de Donald Trump pour les affaires arabes et africaines. La résolution 2797 adoptée en octobre 2025 par le Conseil de sécurité de l’ONU n’aura finalement pas fait avancer le dossier dans le sens souhaité par le Maroc.
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Maroc – Polisario : les négociations « n’ont pas abouti à un accord sur une solution »
Dans une interview au service anglophone de France 24, Boulos a jugé les résultats des cycles de négociations « constructifs et fructueux », tout en reconnaissant qu’ils n’ont pas abouti à un accord sur une solution. « Il n’y a pas de solution imminente au conflit du Sahara occidental, et nous attendons les commentaires du Polisario sur l’autonomie », a indiqué l’envoyé américain.
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Les cycles se sont déroulés en Espagne et aux États-Unis entre le Maroc et le Front Polisario, en présence de l’Algérie et de la Mauritanie comme observateurs.
« Il reste encore beaucoup à faire, beaucoup de travail à accomplir et nous attendons toujours un retour du Front Polisario sur l’autonomie, sur lequel nous pourrons travailler », a précisé le conseiller du président américain.
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Sahara occidental : Massad Boulos salue le rôle de l’Algérie
M. Boulos a, en outre, salué le rôle de l’Algérie et son implication dans la recherche d’une solution, tout en reconnaissant qu’elle ne peut pas imposer une solution au Front Polisario. « Il reste du travail à accomplir, et c’est pourquoi les États-Unis continuent de dialoguer avec le Front Polisario », a-t-il ajouté.
Interrogé sur la perspective d’une solution à terme, Massad Boulos s’est dit optimiste tout en reconnaissant que, pour le moment, il n’y a rien de tangible qui pointe à l’horizon. « Pour le moment, nous n’avons aucune solution imminente que nous puissions entrevoir ou même pressentir », a-t-il clarifié.
En octobre prochain, le Conseil de sécurité évaluera la mise en œuvre de la résolution 2797 adoptée il y a une année et se prononcera sur la reconduction du mandat de la Minurso. Une nouvelle résolution devrait être adoptée.