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Messahel : l’Afrique du Nord est « menacée par le retour » des combattants de Daech

L'Afrique du nord est menacée par le retour des combattants étrangers du groupe Etat islamique (EI, Daech) après leurs défaites en Irak et en Syrie, a prévenu mercredi le ministre…

Messahel : l’Afrique du Nord est « menacée par le retour » des combattants de Daech
Mounir Acef
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L’Afrique du nord est menacée par le retour des combattants étrangers du groupe Etat islamique (EI, Daech) après leurs défaites en Irak et en Syrie, a prévenu mercredi le ministre des Affaires étrangères Abdelkader Messahel.

« La région est menacée (…) par le retour de combattants étrangers », a déclaré M. Messahel lors d’une conférence de presse au Caire avec ses homologues égyptien et tunisien Sameh Choukri et Khemaïes Jhinaoui à propos de la Libye.

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« Les informations indiquent que le retour se fera dans notre région », a-t-il insisté.

Le Maroc figure parmi les pays les plus menacés par le retour des combattants de l’EI. Selon les chiffres officiels, 1669 Marocains ont rejoint Daech et 213 sont revenus récemment au pays.

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En 2016, le président tunisien Badji Caid Essesi s’est inquiété du retour de ses compatriotes qui ont rejoint Daech. Il avaitestimé à « 3000 » le nombre des combattants tunisiens dans les rangs de l’organisation terroriste rien qu’en Syrie.

Un rapport confidentiel de l’ONU a estimé entre 2 000 et 5 000 le nombre combattants de l’Etat islamique se trouvant actuellement à Syrte, Tripoli et Derna en Libye. Ces daechistes seraient  originaires de Libye, de Tunisie, d’Algérie, d’Egypte, mais aussi du Mali, du Maroc et de la Mauritanie.

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L’EI a profité du conflit syrien, qui a éclaté en 2011 avec des manifestations contre le président Bachar al-Assad, pour s’implanter en Syrie et en Irak.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014, qui a vu l’organisation extrémiste s’emparer de vastes pans de territoire dans les deux pays, l’EI a proclamé un « califat » qui a attiré des milliers de combattants étrangers.

Mais le groupe a ensuite multiplié les revers et ne contrôle plus que quelques poches de territoires à la frontière irako-syrienne.

Les trois ministres s’étaient déjà rencontrés a propos de la Libye en février en Tunisie puis en juin en Algérie.

La priorité est de « préserver l’unité, la stabilité et l’intégrité territoriale de la Libye, de maintenir le dialogue et l’accord politique libyen comme seule base pour régler la crise », a affirmé le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué.

La Libye, riche en pétrole, est en proie au chaos depuis la chute de 2011 du dictateur Mouammar Kadhafi. Des milices rivales se disputent le pouvoir et les jihadistes et trafiquants se sont implantés dans le pays.

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