
L’Algérie s’est qualifiée pour la deuxième fois de son histoire au deuxième tour d’une Coupe du monde de football à l’issue d’un match pas comme les autres.
Les Verts se sont neutralisés avec l’Autriche (3-3) tôt ce dimanche 28 juin à Kansas City (04 h 00, heure algérienne).
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Les Algériens ont été menés deux fois au score et ont égalisé par Rafik Belghali (45ᵉ) et Riyad Mahrez (60ᵉ). En fin de match, ils sont passés devant grâce à leur capitaine, mais les Autrichiens sont revenus in-extremis.
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Algérie – Autriche : la revanche de la Coupe du monde 1982 remise à plus tard, mais l’essentiel est là
Le scénario était rocambolesque. Un nouveau « match de la honte » ? Certains ont déjà lancé la campagne, mais c’est peine perdue. Malgré le purgatoire qui attendait le vaincu, les deux équipes n’ont pas fait la passe de dix et ont même marqué six buts.
Celui inscrit par Riyad Mahrez à moins d’une minute de la fin du temps mort, et qui éliminait virtuellement l’Autriche, est suffisant pour faire taire les mauvaises langues.
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Malgré la lourde défaite (0-3) devant l’Argentine au premier match, les hommes de Vladimir Petković ont montré de très belles choses pendant ce premier tour du mondial nord-américain.
Pour l’Algérie, la particularité de cette dernière rencontre du groupe J, ce sont ses multiples enjeux difficiles à concilier : se qualifier, éviter la redoutable Espagne aux 1/16 et régler son compte à l’Autriche qui a combiné avec l’Allemagne en 1982 pour sortir l’Algérie, dans ce qui est appelé « le match de la honte ».
Les Algériens sont passés à un cheveu de leur revanche en marquant le troisième but alors qu’il restait 50 secondes dans le temps additionnel. Mais Kalajdžić a surgi à la toute dernière seconde pour remettre les pendules à l’heure.
La revanche est remise à plus tard, mais l’essentiel est là : une qualification au deuxième tour, la deuxième seulement en cinq participations, et un adversaire « jouable » aux seizièmes de finale, la Suisse que Vladimir Petković ne connaît que trop bien pour avoir été son sélectionneur pendant une longue période (2014-2021).
La qualification n’a pas été facile à obtenir. Les Verts ont eu chaud. Même avec quatre points, l’Algérie est passée de justesse, terminant seulement sixième au classement des meilleurs troisièmes.
Mais malgré cette qualification à l’arraché, l’équipe nationale, en plus d’atteindre son objectif, a sorti des prestations appréciables et des statistiques que beaucoup n’attendaient pas : 65 % de possession et cinq tirs cadrés contre 3 face à l’Autriche, 72 % et 8 tirs cadrés à 4 devant la Jordanie.
Même face à l’Argentine, et malgré la lourde défaite (0-3), les coéquipiers de Maza avaient une meilleure possession, 52 %. Les Verts jouent la possession, se créent des occasions et marquent (5 buts en trois rencontres de Coupe du monde), mais leur défense reste fragile (sept buts en trois matchs).
Cette équipe montée par Vladimir Petković n’est pas mauvaise, pour ne pas dire autre chose. Les satisfactions sont Ibrahim Maza, le meilleur Algérien jusque-là, Farès Chaïbi, Belghali, auteur d’une merveille de but face à l’Autriche, et évidemment Riyad Mahrez qui a marqué un doublé.
Algérie : une défense poreuse, une attaque de feu
Les lacunes de l’équipe nationale sont en défense. Sept buts encaissés en trois matchs, c’est beaucoup évidemment. Le poste de gardien pose toujours problème.
Critiqué pour ses prestations face à l’Argentine et à la Jordanie, Luca Zidane a été remplacé pour cette troisième rencontre par Oussama Benbot. Mais le gardien de l’USM Alger n’a pas sorti un grand match.
Il n’a effectué aucun arrêt et il a encaissé trois buts sur trois tentatives autrichiennes, avec notamment une erreur d’appréciation de débutant sur le premier but. Petković devrait peut-être rappeler le fils de Zinédine Zidane.
Face à la Suisse au prochain tour, les Algériens auront tout à gagner. Ils joueront sans pression, qui plus est face à un adversaire qui n’est pas un ogre invincible et que le sélectionneur connaît bien. Ils ont toutes les chances de continuer leur petit bonhomme de chemin dans ce mondial nord-américain.