
Ce qui est invraisemblable en politique est tout à fait possible en football, et notamment en Coupe du monde. Aux États-Unis, qui accueillent le Mondial 2026 avec le Mexique et le Canada, une ville considérée comme un bastion républicain, donc supposément acquise aux idées xénophobes en vogue du président Donald Trump, est prise d’une grande ferveur pour une équipe africaine, celle d’Algérie.
Et pourtant, rien ne prédisait une telle passion de la part des habitants de cette petite ville du Midwest des États-Unis pour les Fennecs.
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Il s’agit de la petite ville de Lawrence, dans le Kansas, où les Verts ont pris leurs quartiers. Trois autres grandes sélections ont élu domicile dans la région, les Pays-Bas, l’Argentine et l’Angleterre, mais ce sont les coéquipiers de Riyad Mahrez qui semblent avoir les faveurs des habitants locaux.
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Une ambiance de fête autour des Verts à Lawrence
Depuis l’arrivée de la délégation algérienne, dimanche 7 juin, une ambiance particulière et inattendue règne dans cette ville proche de Kansas City où l’Algérie jouera deux de ses trois matchs du premier tour.
Plusieurs dizaines de supporters, des Algériens résidents dans la région ou venus d’ailleurs, ont fait la fête devant l’hôtel de l’équipe, le centre d’entraînement et les cafés de la ville. Ils ont vite été rejoints par les habitants de Lawrence, dont plusieurs avaient déjà annoncé qu’ils supporteraient l’Algérie depuis que cette dernière a choisi leur ville pour établir son camp de base.
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Le drapeau algérien peint sur les visages
Pour l’influenceur Khaled Al Amriki, qui a tendu le micro à certains habitants, il s’agit de « l’histoire positive tout à fait inattendue » de cette Coupe du monde nord-américaine. Le drapeau algérien est brandi partout, y compris sur les visages, a-t-il constaté.
Jusqu’à il n’y a pas longtemps, les habitants de Lawrence ne savaient pas grand-chose de l’Algérie, indique l’influenceur. « Nous souhaitons en connaître davantage sur l’Algérie », déclare un homme d’un certain âge.
« Nous sommes contents de votre présence ici, nous vous soutenons avec force », dit un autre.
Même la troupe choriste de l’université du Kansas a appris à exécuter l’hymne national algérien, tandis que les cafés de la ville diffusent aux clients des airs algériens. Le tube « Zwits Rwits » du défunt Idir a particulièrement la cote.
Une fresque géante dédiée à l’Algérie
L’artiste américain Stan Herd a entrepris quelque chose d’encore plus impressionnant. Il veut transformer un vaste terrain en œuvre d’art géante dédiée à l’Algérie.
Il s’agit de créer un immense drapeau algérien formé par des habitants et filmé par drone, un peu comme les tifos géants des stades de foot. Le spectacle est prévu ce samedi 13 juin avec la participation de près de 800 personnes. Il y aura 300 en blanc, 300 en vert et 150 en rouge pour le croissant et l’étoile. L’idée de l’artiste est que tout ce monde effectue des mouvements latéraux pour donner l’illusion d’un drapeau qui flotte au vent.
« Nous voulons devenir amis avec les Algériens », déclare-t-il. « Nous voulons que, dans dix ans, vous reveniez en ayant le sentiment que vous avez des amis ici », ajoute-t-il.
« Nous avions entendu des rumeurs qu’une équipe allait venir à Lawrence, mais nous ne savions pas laquelle. Et quand nous avons découvert que c’était l’Algérie… Oh mon Dieu, c’est tellement génial », ajoute l’artiste à la page Le Lien.
« Maintenant, nous découvrons qu’il y avait toujours des Algériens ici, sans même que nous le sachions. C’est donc une opportunité pour nous de rencontrer des Algériens et aux Algériens de nous apprendre leur culture et leur mode de vie », assure-t-il, concluant sur ce message de soutien aux coéquipiers de Riyad Mahrez : « Nous sommes ici pour soutenir l’équipe [d’Algérie], on veut qu’ils battent l’Argentine. »