
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a défini ce dimanche 6 septembre le cadre de la révision du Code pénal afin de réinstaurer l’exécution de la peine de mort, qui fait l’objet d’un moratoire depuis 1993 en Algérie.
Le chef de l’État a fixé deux crimes spécifiques dont les auteurs sont passibles de la peine capitale avec exécution.
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Il s’agit des pyromanes et des commanditaires d’incendies meurtriers, ainsi que des kidnappeurs et des auteurs de mutilations de mineurs, a indiqué la Présidence de la République dans un communiqué publié à l’issue de la réunion du Conseil des ministres.
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La peine de mort pour les pyromanes et les kidnappeurs de mineurs
Il y a une semaine, le président de la République a demandé au ministre de la Justice de procéder à la révision du Code pénal afin de réinstaurer l’exécution de la peine de mort pour les pyromanes, alors que l’Algérie était endeuillée par des incendies d’une ampleur inégalée, notamment dans la wilaya de Jijel, où de nombreuses personnes ont perdu la vie et d’autres ont été grièvement blessées. Le bilan exact des morts n’est pas encore connu.
Sur un rayon de 100 km, de Ziama Mansouriah à El Milia, les flammes ont tout brûlé en quelques minutes seulement.
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Quelques jours avant ces incendies meurtriers, l’Algérie a été ébranlée par une affaire de kidnapping d’un enfant dont le corps a été retrouvé brûlé et mutilé dans une forêt, le 23 août dernier.
Quatre personnes suspectées d’être impliquées dans ce crime abominable ont été arrêtées, et le suspect principal demeure en fuite. Le phénomène des kidnappings de mineurs a pris de l’ampleur ces dernières années en Algérie.