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Plus de 50 ex-députés et leurs familles en voie d’être expulsés de leurs logements gérés par la résidence « Essahel »

Plus de 50 ex-députés et leurs familles en voie d’être expulsés de leurs logements gérés par la résidence « Essahel »

Cinquante cinq familles d’ex-députés, parmi eux des responsables de partis, en l’occurrence, Mohamed Douibi d’El Islah, et Ali Boukhezna du mouvement de l’entente nationale (MEN), sont sommées par la direction de la résidence Essahel « club des pins » pour quitter les appartements qu’ils occupent depuis 20 ans à la cité « Mimosas », à Staoueli, a-t-on appris ce lundi auprès d’un des résidents.

Ensemble de six immeubles, la cité « Mimosas » a été mise à la disposition de l’Assemblée Nationale lors de la première législature pluraliste en 1997 par l’ancien président de la république, Liamine Zeroual, en raison du contexte sécuritaire de l’époque afin de loger des parlementaires.

Ahmed Ouyahia, alors chef du Gouvernement, avait confié la gestion de la cité à la direction de la résidence Essahel. « Au moment où les algériennes et les algériens fêtaient la glorieuse journée du premier novembre, des agents de l’établissement Essahel, dont le comportement rappelle les Tontons Macoutes ont fait irruption pour tenter de nous déloger en usant des méthodes de barbouzes. Au mépris de la Loi, ils tentèrent de procéder à la coupure de l’électricité, le gaz et l’eau, sans ménagement et sans considération à une cinquantaine de familles de cadres de la Nation », souligne cette source.

« Face à l’obstination des résidents durant quatre jours de suite, ils viennent de franchir un pas en recourant à ce qui semble devenir la référence en matière de Droit et de législation. Séquestrer les familles en bouclant le portail avec des chaines et des cadenas », dénonce-t-elle dans une déclaration dont nous détenons une copie.

Elle rappelle que « durant le mandat de parlementaire, un prélèvement automatique sur salaire d’un montant de cinquante quatre mille Dinars est effectué mensuellement au titre de loyer locatif ». « C’était au moment où le prix de la location mensuelle auprès du privée ne dépassait guerre les cinq mille Dinars. Inutile donc de dire que les mensualités locatives qui ont été versées ont très largement couvert les coûts de ces logements qui étaient compris entre un à deux million de Dinars pour le F4 ».

Pour notre source, l’arrière-pensée politicienne de la décision d’expulsion n’est pas à exclure. « Cette offensive d’expulsion, entreprise sans en offrir de solution alternative à des familles qui n’ont pas de toit de rechange, coïncidant en plus avec la rentrée scolaire et tout le préjudice qu’elle a sur la scolarité de nos enfants, et intervenant aussi en pleine saison hivernale, ne peut être qualifiée d’acte de gestion. En effet, la nature politique et le caractère politicien et manipulatoire de cette décision est évident (…) ».

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