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Production de véhicules : ce que Volvo propose à l’Algérie

Volvo veut produire des véhicules lourds en Algérie. Une délégation du constructeur a rencontré le ministre de l’Industrie.

Production de véhicules : ce que Volvo propose à l’Algérie
Jens Holtinger, vice-président exécutif du groupe Volvo, a rencontré à Alger le ministre de l'Industrie, Yahia Bachir / Par Xu Bi | Dreamstime.com pour TSA
Badreddine Khris
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Résigné à une absence d’une offre appropriée depuis au moins six ans, le marché algérien des poids lourds compte sur les constructeurs mondiaux pour son redémarrage.

L’intérêt exprimé par les grandes marques internationales pour investir dans ce domaine se fait de plus en plus ressentir en Algérie, où la demande ne cesse d’augmenter.

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Parmi les constructeurs intéressés figure le géant suédois Volvo qui veut relancer son usine d’assemblage de camions, Renault Trucks El-Djazaïr, implantée à Meftah dans la wilaya de Blida. Renault Trucks est devenue, faut-il le rappeler, une filiale à 100 % de Volvo en 2001.

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Pour ce faire, Jens Holtinger, vice-président exécutif du groupe Volvo, a rencontré à Alger le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, en présence de l’ambassadrice de Suède, Anna Block Mazoyer, indique un communiqué de l’ambassade.

Lors de cette rencontre, le responsable du groupe Volvo a affiché sa ferme volonté de « continuer à soutenir le développement industriel en Algérie, notamment par la production de camions robustes, des solutions de transport performantes, un service client d’excellence pour renforcer la chaîne d’approvisionnement du pays », précise le communiqué.

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Renault Trucks va-t-il reprendre l’assemblage de véhicules en Algérie ?

Cette réunion a permis, aussi, selon la représentation diplomatique suédoise, de réaffirmer l’engagement commun à renforcer la coopération bilatérale, en particulier dans la manutention industrielle, la mécanique et les industries du fer et de l’acier.

Renault Trucks a obtenu l’autorisation de lancer une unité de montage de poids lourds d’une capacité de 2.000 camions à Meftah en 2018. En 2020, elle a été fermée après la décision des autorités de suspendre le dispositif préférentiel d’importation des kits CKD/SKD destinés à l’assemblage de voitures.

Renault Trucks El Djazaïr a présenté une nouvelle demande d’agrément. En mai 2025, le gouvernement lui a demandé de revoir sa copie afin d’atteindre un taux d’intégration de 30 % au bout de cinq années d’activités dans le pays.

Il est à noter que la visite du représentant du groupe Volvo intervient dans un contexte où le secteur de l’automobile en Algérie amorce un nouveau virage pour redémarrer sur des bases solides lui permettant de contribuer à l’essor de l’économie, selon le gouvernement.

Car le transport routier et lourd est considéré comme la soupape qui fait fonctionner le moteur de toute économie, contribuant à la dynamisation des secteurs tels que les travaux publics, l’industrie, l’énergie, les mines, l’agriculture et l’industrie.

Tensions sur les véhicules lourds

L’Algérie cherche, en fait, à créer dans le secteur automobile un écosystème fondé, entre autres, sur une intégration de plus en plus élevée dans la production en développant un tissu de sous-traitants locaux qui la libère progressivement de sa dépendance vis-à-vis de l’étranger. Elle veut s’appuyer également sur des partenariats internationaux dans le but de soutenir le secteur de l’industrie.

La volonté de Volvo de reprendre son usine Renault Trucks à Meftah survient dans un contexte marqué par une pénurie de poids lourds neufs en Algérie, où l’essentiel du transport de marchandises se fait par route.

Ce manque pénalise les entreprises alors que le parc de véhicules lourds est vieillissant, ce qui engendre des pannes fréquentes aux camions, la hausse des coûts d’entretien et ceux des prestations.

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