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Projet américain de réalisation de silos à céréales : les raisons du blocage

Le projet de réalisation de nouveaux silos à céréales ultramodernes, fruit d’un partenariat algéro-américain annoncé il y a plus d’une année, demeure toujours au point mort. Pire : le projet a pris une tournure politique depuis que la partenaire américain Blumberg Grain a annoncé avoir fait intervenir des membres du Congrès américain et que le président Donald Trump lui-même « suit la question de près ».

Selon David Blumberg, les raisons du blocage du projet seraient d’ordre bureaucratique et de « politique interne ». Pourtant, une source proche de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) affirme que les blocages sont surtout dus à des désaccords exprimés par Blumberg Grain  sur un ensemble de points jugés incontournables par la partie algérienne, et que l’acceptation par la société américaine de ces dispositions permettrait aux deux parties de négocier les détails de mise en œuvre du marché.

Le premier point de divergence concerne le fait que l’OAIC a demandé que l’intégration au projet de la licence du logiciel de gestion et de contrôle à distance pour les 100 entrepôts de stockage soit sans incidence financière. Or, Blumberg Grain propose de l’intégrer seulement moyennant un montant de 40 millions de dollars. Un montant jugé « injustifié et disproportionné » par la partie algérienne.

Pour rappel, le coût global du projet pour l’Algérie s’élèverait déjà à plus de 32 milliards de dinars, soit près de 300 millions de dollars, et permettrait au pays d’économiser 200 millions de dollars par an en pertes causées par le mauvais conditionnement des céréales.

Autre point de désaccord : l’OAIC a réclamé que la société américaine lui transmette un dossier complet et conforme à la réglementation en vigueur comprenant un dossier administratif, une offre technique détaillée ainsi qu’une offre financière. Cependant, la source proche de l’OAIC a qualifié les contenus des documents fournis par Blumberg Grain comme étant « sommaires » et ne permettant pas « une évaluation objective » de la proposition américaine, tant sur le plan technique que sur le plan financier.

Blumberg Grain aurait également rejeté le principe de la mise en place d’une caution de bonne exécution, pourtant exigée par la réglementation algérienne, proposant en échange de substituer cette caution par des retenues de garantie. Ceci représenterait « une règle exceptionnelle propre aux marchés de gré à gré simple », précise notre source.

Les termes de paiement figurent également parmi les divergences entre les parties algérienne et américaine. L’OAIC a en effet proposé le paiement de situations périodiques, au prorata de l’état d’avancement des travaux et par virement bancaire, qu’elle estime plus adapté pour ce type de marché par rapport à la méthode souhaitée par la partie américaine, qui propose « un paiement à l’embarquement et par lettre de crédit propre aux contrats de fourniture ».

Citée par notre source, l’OAIC estimerait en outre que les termes de paiement proposés par la société américaine ne correspondent pas à une décomposition réelle du montant du marché, et sont en inadéquation avec le planning des réalisations. La partie algérienne considérerait en outre que le planning fourni par Blumberg Grain ne tient pas en compte les prestations à la charge de son partenaire algérien Batimetal. Ces prestations sont pourtant supposées être accomplies parallèlement aux prestations de la société américaine.

Enfin, un dernier point de divergence se situe dans le fait que Blumberg Grain exige l’intégration des montants des taxes (Impôt sur le bénéfice des sociétés, Taxe sur l’activité professionnelle, la Taxe sur la valeur ajoutée) dans la partie devise de la valeur globale du projet payé par l’OAIC. Or, ces taxes sont appliquées seulement pour les prestations exécutées en Algérie en dinars, avance l’OAIC.

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  • Votre avis (5)

    • rabahalger

      rabahalger

      une station de stockage de céréale de 50000 cinquante mille tonne doit couter 2.5 millions de dollars + le Génie civil on va dire un million USD total 3.5 million de $.
      Il nous faut pour l’Algérie 300000 tonne de capacité donc 3.5×6= 20 million de $. POINT
      Chambre froide négatif, là il en faut un peu plus pour 2000 m2 / 7000 m3 c’est aux environs de 250 million de dinars avec les surgélateurs ‘fini full option.
      Tous cela on le fait en algérie. si l’état l’importe en clé en main ça va couter deux fois le prix.

    • Larry

      Larry

      fout pas se laisser faire ,beaucoup de ces prédateurs économique n’hesiterons pas a vous fourguer du matériel toc et vouloir le beurre et l’argent du beurre, tewfiq abdelbari. Devrait Écouter la version de loaic. Avant décrire des torchon attaquant l’Algérie

    • haroun

      haroun

      – « un paiement à l’embarquement et par lettre de crédit propre aux contrats de fourniture ».! C’est du jamais vu en matière de clauses de paiement pour un contrat comprenant materiel et infrastructures.
      – “Blumberg Grain exige l’intégration des montants des taxes (Impôt sur le bénéfice des sociétés, Taxe sur l’activité professionnelle, la Taxe sur la valeur ajoutée) dans la partie devise de la valeur globale du projet payé par l’OAIC.
      C’est également du jamais vu, de faire supporter par le client (l’OAIC) les impôts dûs par le fournisseur. L’OAIC ne devrait pas supporter les impôts et taxes que ce soit en dinars ou en devises!

      Ce fournisseur américain doit se plier aux règles usitées en matière de négoce international, sans tenter de faire plier l’office algérien en usant de pressions politiques.

      • JamalEloujdi

        JamalEloujdi

        Ya si Haroun, avez vous une quelconque experience dans le domaine du commerce internationale? Avant de s’aventurer dans ce domaine il faut au moins avoir un certain niveau dans ce domaine. Paiement par lettre de credit pour la parti equipment du projet est une demande tout a fait legitime pour l’assurance du vendeur. Cela ne veut pas dire que l’acheteur doit accepter.
        Les taxes de toute nature y afferent au contrat et redevable au authorites Algerienne est la responsabilite de l’acheteur et doit etre payable en Dinars Algerien au vendeur pour que celui-ci puisse s’acquitter aupres des authorites Algerienne. Et ceci est une regle generale de l’OMC. Les negociations en generale sont confidentielle et l’on ne connait pas la version du vendeur, donc il est absolument impossible d’emettre un quelconque commentaire. L’Algerie a des professionnel chevronne a qui on doit faire confiance.

      • haroun

        haroun

        Ya si JamalElouj,

        J’ai apporté des réponses sommaires à l’article. , Le paiement proposé, à l’embarquement ne peux pas s’appliquer à cette affaire, puisqu’il s’agit de réalisation de silos à grains avec leurs équipements. Ceux ce ne sont payable qu’au fur et a mesure de leur réalisation (equipement installés compris). On n’a pas besoin de sortir de HEC pour comprendre cela.
        Quant aux impôts et taxes évoqués, il serait trop long d’expliquer leur fait générateur et leur champ d’application.
        Il faut faire confiance à nos négociateurs je vous le concéde. Je suis moi-même ancien responsable d’une commission de négociation et ancien membre d’un comité de marché et je maîtrise parfaitement les techniques des règles et usances uniformes. J’ai, par ailleurs, traité ce type de contrat, pendant une quinzaine d’années dans une entreprise publique très connue, en qualité de chef de departement comptable….

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