search-form-close
  • Brent: $57,21-1,67%
  • Taux de change: 1 € = 134,35 DZD (Officiel), 204 DZD (Parallèle)
  • TSA Météo

Que cache le retour de Saâdani au FLN ?

Toufik Doudou / NEWPRESS

Amar Saâdani « revient » au FLN. Certes, l’ancien secrétaire général n’a jamais quitté le parti, en demeurant membre du Comité central, mais la décision de le nommer au sein de la commission des recours en perspective des élections locales suscite tout de même beaucoup d’interrogations qui vont au-delà du fonctionnement interne du FLN.

L’ex-puissant secrétaire général du FLN s’était éclipsé de la scène politique depuis la fameuse réunion du Comité central du 22 octobre 2016 à l’occasion duquel il avait annoncé son retrait de la tête du FLN en évoquant « des raisons de santé ». À quelques jours des dernières législatives, Saâdani sort brièvement de sa retraite pour appeler les militants du parti à l’union dans un contexte de fronde interne liée à la gestion des candidatures. L’initiative n’a pas été appréciée par Ould Abbes. Saâdani est retourné à sa retraite.

Puis, à la surprise générale, on apprenait hier sa nomination au sein de la commission chargée de gérer les candidatures aux législatives. Hier, l’ancien secrétaire général a assisté à la première réunion de la commission de recours tenue à l’hôtel Moncada, à Ben Aknoun. Il était aux côtés d’autres « revenantes » dont plusieurs ex-ministres de Sellal, qu’on croyait définitivement écartés.

Que fait Saâdani au sein de cette commission et pourquoi Ould Abbas a fait appel à lui et à plusieurs ex-ministres Sellal dans cette conjoncture politique bien précise ? Au FLN, le sujet semble tabou. Le parti n’a même pas fait de communiqué pour annoncer les nouvelles nominations. Les membres de la Commission ne répondent pas aux journalistes.

Selon un membre du Comité central du FLN, « Ould Abbas a été instruit par a Présidence à intégrer Saâdani dans la commission des recours ». Il explique : « Ould Abbas n’aurait jamais franchi ce pas sans l’aval de la présidence. Idem pour Saâdani. Il n’aurait jamais accepté ce poste s’il n’avait pas reçu l’ordre d’y adhérer ». En résumé, c’est bien la Présidence qui est à la manœuvre.

Ces dernières semaines, la scène politique nationale a connu des revirements spectaculaires, à commencer par l’éviction de Tebboune et son remplacement par Ahmed Ouyahia au terme d’une guerre menée contre certains hommes d’affaires. Dès sa nomination, Ouyahia s’est empressé d’inviter les partenaires économiques et sociaux à une réunion pour « les tranquilliser » et tourner la page de la confrontation. Il a ensuite reçu le FLN, TAJ, MPA et le RND au Palais du gouvernement. Il y a encore quelques semaines, Amara Benyounes donnait l’impression d’être prêt à partir en guerre, après la série d’humiliations que son candidat au ministère du Tourisme a subies. Mais l’autre jour, il s’affichait tout sourire aux côtés d’Ouyahia et des autres chefs de l’alliance présidentielle.

Après l’épisode Tebboune, les décideurs semblent être passés à une nouvelle étape : mobiliser toutes les forces acquises au pouvoir. Ce qui est en train de se produire aujourd’hui nous rappelle la période qui a précédé les élections présidentielles de 2014 et le quatrième mandat de Bouteflika. Une période durant laquelle le pouvoir avait rappelé plusieurs de ses partisans qui avaient été mis à l’écart quelque temps auparavant. Deux hommes qui semblaient être en disgrâce à cette époque ont été rappelés. Ahmed Ouyahia avait repris son poste de chef du RND avant d’être nommé à la Présidence. Abdelaziz Belkhadem avait été désigné ministre d’État, conseiller du Président.

Aujourd’hui, le pouvoir, affaibli par l’absence prolongée du président Bouteflika, doit faire face à une campagne des partisans de l’application de l’article 102. Même s’il le reconnaît, la campagne le gêne. Il doit également gérer une crise économique, d’une sévérité sans équivalent depuis l’accession de Bouteflika au pouvoir en 1999, face à laquelle il n’a trouvé que « la planche à billets » comme solution. À moins de deux ans de la prochaine présidentielle, c’est une période à hauts risques que le pouvoir traverse.

Dans cette période d’incertitude, le pouvoir ne prend aucun risque. Il fait front en tentant d’afficher son unité comme il y a cinq ans. Sauf qu’en 2013 l’union et le consensus ont été construits autour d’un seul homme, « le candidat moudjahid Abdelaziz Bouteflika ». Aujourd’hui, la candidature de Bouteflika à un cinquième mandat est toujours incertaine à cause de l’état de santé du Président. Et aucun « candidat du consensus » ne semble se dégager. L’union pourrait voler très vite en éclats.

  • Ailleurs sur le Web

  • Les derniers articles

  • Votre avis (27)

    • amosdz

      amosdz

      Que cache le retour du DRABKI au FLN ?
      La continuité de la destruction jeunesse Algérienne
      pourvus qu’ils se bouffent entre eux.

    • ELFELLAG

      ELFELLAG

      Quand un rapace survole une zone tu peux etre sur; soit des proies a découvert ou des cadavres victimes d’autres vautours,mais jamais un bon signe

    • Jameldine

      Jameldine

      Le PET est un Moyen d’expression de la Liberté d’expression !

      Alors y’a chaabna el Aziz , petes !

    • freetospeak

      freetospeak

      Au lieu de parler des vrais problème, les journalistes corrompus pour la plupart tournent autour de rnd progéniture du faux parti fln, du faux parti fln et des partis islamistes biscornus. Dites-moi ce régime qu’est-ce qu’il a fait de bon pour le pays, l’Algérie, depuis 55 années de règne sans qu’il y ait la moindre alternance.. C’est toujours le même clan d’Oujda .

    • freetospeak

      freetospeak

      2- C’est comme s’il n’y a pas de problèmes majeurs tels que le chômage, la déroute du pays, la misère, le logement, la crise économique, la réal politique, l’illégitimité sur les pseudo partis cités ci-dessus, Bouteflka malade, la corruption qui s’accentue de seconde en seconde, de la répression qui s’abat sur les autonomistes de la Kabylie, etc…Ces gens là sont dans le déni. Je suis pragmatique. Je ne peux admettre que quelqu’un n’est pas ussi d’une élection selon les règles démocratiques. Malheureusement, nous n’avons pas encore cette culture démocratique en Algérie, c’est pourquoi le pays se trouve entre les mains de ces fossoyeurs.

    • freetospeak

      freetospeak

      2- C’est comme s’il n’y a pas de problèmes majeurs tels que le chômage, la déroute du pays, la misère, le logement, la crise économique, la réal politique, l’illégitimité sur les pseudo partis cités ci-dessus, Bouteflka malade, la corruption qui s’accentue de seconde en seconde, de la répression qui s’abat sur les autonomistes de la Kabylie, etc…Ces gens là sont dans le déni. Je suis pragmatique. Je ne peux admettre que quelqu’un n’est pas ussi d’une élection selon les règles démocratiques. Malheureusement, nous n’avons pas encore cette culture démocratique en Algérie, c’est pourquoi le pays se trouve entre les mains de ses fossoyeurs

    • MerzakleGitan

      MerzakleGitan

      Il est revenu, ou ils lui ont demandés de revenir c’est juste pour mieux resserrer les rangs du clan. Ils commencent à sentir le roussi. Ils font tout pour rester et faire perdurer le clan au maximum. Surtout qu’ils traînent tous des casseroles, et non des moindres, dilapidation de deniers publics et enrichissement personnel à outrance en peu de temps.

    • abbesm

      abbesm

      Mr SAADANI si tu commence déjà par prendre du couscous avec HADAD et ses acolytes à Dieu la baraque????

    • uchan

      uchan

      Pourtant c’est clair, l’équipe du cinquième mandat se mis en place doucement et surement.

    • Russia

      Russia

      Trump dénonçait la dictature socialiste de Venezuela, votre tour est imminent alors partez tête haute ya les vampires, un clan pourri votre fakhamatouh est bien entouré par sa racailles.

    • LhamlaQawya

      LhamlaQawya

      Yal hamla kouni qawya…qawya..
      Je rêve de ce jour où tous ces chiens seront jugés place des martyrs.

      • Jameldine

        Jameldine

        Place des Martyrs ?
        Qui seront leurs juges ?
        Euh …., rectifies ta proposition car il y a non -Sens !

    • haroun

      haroun

      en supposant que toutes ces manœuvres “présidentielles” entrent dans l’objectif du cinquième mandat, croient-ils que l’Algerie peut être gouvernée ad indifinum à partir d’une clinique familiale. Pensent-ils vraiment qu’ils peuvent continuer à neutraliser la generation qui monte à coups de psychotropes et de chira ? La planche à billets a t-elle eté actionnée pour palier au plus préssé en escomptant une remontée du brent au delà de 100 dollars?. Comment Ouyahia alerte sur une cessation de paiement de salaires d’une part et projette de réaliser un million six cent mille logement pour l’année prochaine? Il semble qu’il y a quelque chose de vraiment pourri dans le royaume des crapules.

      • Russia

        Russia

        Il me semble qu il existe plusieurs force à la présidence ,une ratatouille bien spicy , qui va gagner le bras de fer???

    • GUERRIER

      GUERRIER

      Juste avec l’odeur du drebki c’est une catastrophe pour le pays, comment faire confiance à un individu qui est fraîchement algérien, repris de justice, avoir détourner des subventions destinée aux agriculteurs, se mettre à genoux pour un titre de séjour en France, qui a déclaré aussi nous l’avons obtenue grâce à ses amis Français, et encore et encore, comment voulez-vous faire confiance au régime et à la FLN des truand,le pire est devant nous, la famine et la corruption, et aux desserts la répression,

    • Mohlafouine

      Mohlafouine

      Moi je crois que la bête noire d’ouyahia a été rappelé pour contrer toute velleité d’ambition présidentielle de ce dernier, saadani va tirer à boulets rouges sur l’homme des sales besognes dés qu’on lui donnera l’ordre.

    • elmountasir

      elmountasir

      Saadani a mangé avant-hier le couscous avec la compagnie , rapporté par Tsa, il faut bien passer à la suite . Maintenant c’est le moment de danser ,et ils ont besoin de leur ancien drabki, qui seul connait leur cadence . Il ne faut plus s’étonner , c’est encore le jeu machiavélique du frère ; sûrement pour préparer le retour du drabki à la tête du FLN –il ne faut pas oublier la sale histoire d’argent et de soudoiement de Ould Abbas et son fils .
      Qui ne connait pas la chanson populaire :
      Ça s’en va et ça revient
      C’est fait de tout petits riens
      ça se chante et ça se danse
      et ça revient ça se retient
      comme une chanson populaire

    • Daawessou

      Daawessou

      Pourquoi donnez-vous l’importance à ces gens-là, à ce F’L(A)N?. J’ai envie de vomir quand je vois ce masque de Saidani? Enlevez ce masque et vite!!

    • ELFELLAG

      ELFELLAG

      C’est juste pour une raison toute simple achevé l’état Algérien a jamais;écarté les hommes plus ou moins honnète et rappeler les pileurs corrompus

  • À la une

  • L'Actualité en temps réel

  • International

close
close