
Le président de la République Abdelmadjid Tebboune s’est exprimé lors de sa visite à Constantine, jeudi 20 novembre, sur la situation économique du pays, particulièrement sur le recul des recettes des hydrocarbures induit par la baisse des prix du pétrole.
Les cours sont actuellement aux alentours de 60 dollars le baril. Bien que les hydrocarbures constituent la principale source de devises pour l’Algérie, le chef de l’État s’est voulu rassurant et a laissé entendre qu’il n’y a pas le feu, sachant que des dispositions ont été prises pour faire face à une telle situation.
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Abdelmadjid Tebboune s’est félicité du fait que le pays fonctionne, “sans aller à l’endettement et sans emprunter auprès de quiconque”.
Le président a tenu à rappeler qu’il y a quelques années, en 2018, le discours était : “Nous n’avons pas d’argent, nous n’avons pas de quoi vous payer le mois prochain”.
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Chute des prix du pétrole : l’Algérie a pris « ses dispositions »
“Aujourd’hui, nous sommes passés à une autre étape, bien que le pétrole n’est pas monté à 140 dollars”, a-t-il dit. Le baril de pétrole a atteint au maximum 90 dollars et il est maintenant redescendu à 60 dollars, a-t-il ajouté.
“Mais nous avons pris nos dispositions. Nos réserves de change sont là et elles permettent de tenir une année et demie, même dans le cas où elles n’augmentent pas”, a rassuré le chef de l’État.
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Il y a en effet la possibilité que les réserves de change de l’Algérie augmentent grâce à la diversification en cours de l’économie. “Il y a tous les opérateurs qui investissent, l’exportation du privé et du public, on fait de l’exploration du gaz, nous avons aussi commencé l’exploitation de nos mines”, a-t-il égrené.
En d’autres termes, la situation économique de l’Algérie ne peut que s’améliorer même si les cours du pétrole et du gaz ne remontent pas dans l’immédiat. L’Algérie compte beaucoup sur les nombreux projets intégrés lancés ces dernières années en dehors du secteur des hydrocarbures.