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Qui est Hacène Mermouri, le nouveau ministre du Tourisme ?

Qui est Hacène Mermouri, le nouveau ministre du Tourisme ?

Hacène Mermouri, nouveau ministre du Tourisme et de l'Artisanat

Hacène Mermouri a été nommé, ce mercredi 12 juillet, ministre du Tourisme. Ce targui natif de Djanet (Illizi) remplace ainsi une autre targuie, Aicha Tagabou, qui avait occupé le poste de ministre déléguée chargée de l’Artisanat au ministère du Tourisme dans le précédent gouvernement Sellal. Il remplace aussi Messaoud Benagoun, l’éphémère ministre du Tourisme du nouveau gouvernement.

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Le nouveau ministre du Tourisme et de l’Artisanat a fait l’essentiel de sa carrière professionnelle dans le secteur de la culture. Il a été, pendant plus de huit ans, directeur de la Culture à Illizi puis à El Oued.

En 2015, il a été nommé au poste sensible de directeur du livre et de la lecture publique en remplacement de Rachid Hadj Nacer. À ce titre, il était chargé de tracer la nouvelle politique du livre de l’État après l’adoption de la loi sur le livre, élaborée à l’époque de Khalida Toumi.

Il a notamment préparé les textes d’application dont un portant sur la distribution du livre. Il insistait souvent dans ses interventions publiques sur l’édition électronique et sur la nécessité d’améliorer l’industrie du livre en Algérie avec des perspectives d’exportation.

Comité de lecture du SILA

Hacène Mermouri était aussi président du Comité de lecture du Salon international du Livre d’Alger (SILA), créé en vertu d’un décret datant de 2002 et composé de représentants de plusieurs ministères.

À ce titre, il devait éloigner les ouvrages qui « portent atteinte à la sécurité nationale », qui « font l’apologie au racisme ou à la haine » ou qui « touchent à la référence religieuse de l’Algérie ». Mais il a toujours refusé de parler de « comité de censure ».

Le nouveau ministre a obtenu son doctorat à l’université d’Alger après la soutenance d’une thèse sur les Touareg des Ajjer à l’époque du colonialisme français en Algérie. Il est aussi auteur du livre « La lutte des Touareg » (pour la libération de l’Algérie du joug colonial) publié en 2010.

À Illizi, il a contribué à faire connaître et à développer le patrimoine culturel targui comme l’Imzad.

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