
Les candidats à des postes de travail dans la fonction publique, les entreprises publiques et privées doivent passer obligatoirement un test antidrogue.
La nouvelle loi relative à la prévention et à la répression de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes, qui a été promulguée le 13 juillet dernier, rend obligatoire les tests de « dépistage négatifs attestant de la non-consommation de stupéfiants et/ou de substances psychotropes ». Mais l’application de cette disposition était suspendue à la publication d’un texte d’application.
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Cette étape a été franchie avec la publication ce lundi 2 février au Journal officiel du décret exécutif n° 26-76 du 25 Rajab 1447 correspondant au 14 janvier 2026 fixant les conditions et les modalités de prévention de l’usage de stupéfiants et/ou de substances psychotropes lors du recrutement dans les secteurs public et privé.
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Ces tests concernent les « candidats aux concours de recrutement dans les administrations, les établissements et institutions publics, les établissements d’intérêt général et ceux ouverts au public et les institutions et organismes du secteur privé », selon la nouvelle loi antidrogue.
L’article 3 du décret exécutif publié ce lundi précise qu’ « outre les autres conditions de recrutement prévues par la législation et la réglementation en vigueur, il est exigé que les dossiers de recrutement dans les secteurs public et privé comportent des tests de dépistage négatifs prouvant que le candidat n’a pas consommé de stupéfiants et/ou de substances psychotropes ».
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Les tests antidrogues sont exigés pour tous les candidats au recrutement
Les fonctionnaires et les travailleurs candidats aux examens et tests professionnels, dans les secteurs public et privé, sont également concernés par ces tests, selon le texte signé par le premier ministre Sifi Ghrieb.
Les tests antidrogues sont également exigés dans les dossiers de candidatures pour pourvoir à des fonctions ou postes d’emploi, dans les administrations, les établissements et les institutions publics ; les établissements d’intérêt général ; les établissements ouverts au public ; les institutions et organismes du secteur privé.
Les candidats qui utilisent des stupéfiants et/ou des substances psychotropes pour des « raisons médicales et de santé », sont tenus de « déclarer les substances qu’ils utilisent et de fournir », dans le dossier de candidature au recrutement, en sus des « tests prévus au présent décret, un certificat médical qui le prouve, sauf si cela est incompatible avec l’emploi ou le poste à pourvoir », selon l’article 7 du décret en précisant que « l’avis du médecin du travail peut être requis pour le secteur privé ».
À l’exception des cas prévus par l’article 7 de ce texte, les dossiers de candidature au recrutement et les dossiers des fonctionnaires et des travailleurs candidats aux examens et tests professionnels qui ne « comportent pas de tests de dépistage négatifs » de non consommation de stupéfiants et/ou de substances psychotropes « sont rejetés ».
L’article 14 indique que les dispositions du présent décret « ne peuvent constituer des dispositions d’exclusion du recrutement ou de candidature aux examens ou tests professionnels dans les secteurs public et privé ».
« Les personnes dont les résultats des tests prévus par le présent décret font apparaître la présence d’un usage de stupéfiants et/ou de substances psychotropes, peuvent postuler à des emplois dans les secteurs public et privé après avoir suivi les mesures curatives prévues par la loi n° 04-18 du 13 Dhou El Kaâda 1425 correspondant au 25 décembre 2004 ».