
Après la quantité, la qualité. Les filles sont de nouveau arrivées largement en tête de l’examen du baccalauréat 2025 en Algérie. La tendance est constatée depuis plusieurs années et se confirme de session en session. L’écart est énorme entre les deux sexes en matière de succès au Bac. La proportion tourne chaque année autour de 65% chez les filles et 35% pour les garçons.
Au Bac 2025, les lycéennes algériennes ont encore fait mieux que toutes les années précédentes en occupant les trois premières places à l’échelle nationale. Mieux encore, la toute première, Raounak Zani, de Souk Ahras, a obtenu une moyenne jamais enregistrée depuis l’indépendance : 19,70/20. La meilleure performance jusque-là était celle de Mohamed Amine Mokrane qui a obtenu 19,62 au Bac 2024.
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Le podium est complété cette année par deux autres filles, Yahiaoui Malak, de Mascara (19,52), et Kamel Nardjess d’Alger qui a obtenu la même moyenne.
Les filles sont arrivées en tête des résultats dans plusieurs lycées et wilayas du pays. A Tizi-Ouzou, la wilaya qui est arrivée en tête des résultats du Bac en Algérie, c’est Boukelal Sarah qui a obtenu la meilleure moyenne avec 19,17/20. A Bejaia, c’est Haddad Siham qui a eu la meilleure moyenne au Bac 2025 (19,18/20). A Sétif,
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Bac 2025 en Algérie : carton plein pour les filles
La constance de ces résultats des filles au fil des années confirme leur assiduité aux études, perçues comme une voie d’émancipation et de réussite sociale. Depuis plusieurs années maintenant, le gros des contingents des étudiants dans les universités sont des filles.
L’Algérie a fait un énorme bond dans l’émancipation de la femme, sachant qu’avant l’indépendance, très peu de filles étaient inscrites à l’école. La politique volontariste de l’État et l’institution de l’enseignement obligatoire a permis à des millions de filles de saisir leur chance.
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Aujourd’hui, elles sont de loin supérieures en nombre aux garçons qui fréquentent les bancs des lycées et les amphis des universités. Par conséquent, elles sont aussi majoritaires dans divers secteurs d’activité et dans la Fonction publique, particulièrement dans l’éducation, la santé, la justice…
Les responsables de l’institution éducative et les spécialistes en pédagogie devraient se pencher sur les raisons qui font que les filles réussissent mieux dans tous les paliers de l’enseignement et celles qui font que les garçons suivent moins le rythme. .