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Rupture des relations Algérie – Emirats : les réactions des partis politiques

Plusieurs partis politiques algériens ont réagi à la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis.

Rupture des relations Algérie – Emirats : les réactions des partis politiques
Rupture des relations Algérie - Emirats : les partis politiques algériens réagissent. / ID 291501133 © Ruletkka | Dreamstime.com
Rafik Tadjer
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Après des années de crise et de mises en garde, l’Algérie est passée à l’action jeudi en décidant de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis.

Cette décision, la deuxième du genre en l’espace de cinq ans après celle prise contre le Maroc en août 2021 à la suite d’une série d’actes hostiles de la part du royaume, a fait réagir les partis politiques algériens.  Un consensus général s’est dégagé, même si certaines formations politiques se sont contentées d’afficher seulement leur soutien.

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Louisa Hanoune, SG du PT : « soutien absolu »

La SG du Parti des Travailleurs (PT) Louisa Hanoune a apporté « l’appui absolu » de son parti à la décision de rompre les relations avec les Emirats arabes pour « préserver la sécurité du pays et ses intérêts supérieurs, notamment face à la recrudescence des agissements hostiles émanant de ce pays ».

La SG du PT a relevé l’implication d’Abou Dhabi dans « l’attisement des conflits et des crises, particulièrement sur le continent africain ».

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Youcef Aouchich, premier secrétaire du FFS : « Il était temps. ».

Pour M. Aouchiche, « la rupture des relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis est une décision souveraine juste, dictée par les actes hostiles dont ils se sont rendus coupables et imposée par les exigences de la fermeté diplomatique et du principe de réciprocité, lesquels doivent s’affirmer dans le cadre d’une politique étrangère résolue et équilibrée, fondée sur la préservation de notre souveraineté nationale, la sauvegarde de notre sécurité nationale et la défense des intérêts supérieurs de l’État-nation, conformément aux règles et aux principes qui régissent les relations internationales. »

Rassemblement national démocratique (RND) : « Soutien total »

Le RND, deuxième force politique à l’APN, a exprimé « son soutien total à la décision de l’Etat algérien de rompre les relations avec les Emirats arabes unis, après avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, face à la multiplication par la partie émiratie de ses agissements provocateurs et hostiles, en dépit des nombreuses mises en garde adressées par l’Algérie, qui a fait montre d’une grande retenue et d’un sens élevé des responsabilités ».

« La souveraineté de l’Algérie, la dignité de l’Etat et les intérêts supérieurs du pays sont des lignes rouges sur lesquelles on ne transige pas », a estimé le RND.

Le FLN accuse les Emirats d’actes « hostiles » et « provocateurs »

Pour le FLN, « cette mesure ferme est dictée par la nécessité de préserver les intérêts supérieurs du pays et intervient en réaction naturelle face à la persistance de comportements et agissements provocateurs et hostiles injustifiés visant à porter atteinte à l’intégrité de notre territoire national ».

Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) pointe les agissements des Emirats

Pour le RCD qui a réagi dans un communiqué publié jeudi, « cette décision intervient au terme d’une détérioration progressive d’une relation qui fut pourtant, à ses débuts, marquée par la solidarité de l’Algérie avec les jeunes Émirats, notamment dans la construction de leur État et le développement de leur secteur pétrolier. »

Ce parti d’opposition a souligné que « depuis plusieurs années, les choix géopolitiques des Émirats arabes unis et leur politique d’influence régionale suscitent de sérieuses inquiétudes ».

« Leurs interventions dans plusieurs crises, leur soutien à certains acteurs et leurs réseaux d’influence économique et politique ont progressivement créé une situation de méfiance et de confrontation avec les intérêts algériens, notamment dans notre environnement sahélo-saharien », a ajouté le RCD, en estimant que « toute relation étrangère, tout partenariat économique, sécuritaire ou politique doit être soumis à une seule exigence : l’intérêt supérieur de la nation algérienne. »

MSP : « les intérêts suprêmes de l’Algérie constituent des lignes rouges »

Dans un communiqué, le MSP a rappelé avoir « déjà affirmé, à plusieurs reprises, que le rôle fonctionnel systématique des Émirats arabes unis, soutenus par des entités sionistes et coloniales, dans les tentatives visant à déstabiliser l’Algérie dans sa sécurité et son unité, ainsi que leur rôle dans l’exacerbation des conflits dans plusieurs pays frères et voisins, ont largement contribué à porter atteinte à leur stabilité et leur unité, en plus de leur soutien continu aux réseaux de corruption dans les domaines économique et social. »

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