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Saïd Sadi : « La présidentielle du 4 juillet ne réglera rien »

Saïd Sadi : « La présidentielle du 4 juillet ne réglera rien »

Saïd Sadi a critiqué, ce dimanche 12 mai, le maintien des élections présidentielles pour le 4 juillet prochain, estimant « si elle devait être organisée en dépit de tout bon sens, cette présidentielle ne réglera rien ».

« Si elle devait être organisée en dépit de tout bon sens, cette présidentielle ne réglera rien. Pire, elle mettra l’armée face à un peuple déterminé, soudé et unanime dans sa quête de liberté. Et cette fois, il n’y a ni parti déclarant abolir les libertés individuelles et collectives ni mouvement insurrectionnel armé pouvant justifier des mesures exceptionnelles », a estimé Saïd Sadi dans une contribution sur sa page Facebook, ajoutant que « l’abîme constitutionnel qui se rapproche à grands pas est vertigineux ».

« L’autre hypothèse serait de reporter ce scrutin. Il faudra alors violer, une fois de plus, une Constitution que les partisans du statu quo déterrent à chaque fois qu’ils doivent rejeter la transition démocratique demandée par le peuple depuis maintenant trois mois », avance Saïd Sadi, estimant que « le 9 juillet, le pays se retrouvera sans chef d’Etat, le délai de la présidence intérimaire étant consommé. Le gouvernement, instance virtuelle, avec un fonctionnement quasi clandestin, déjà dénoncé en tant qu’imposture constitutionnelle, n’aura plus aucune réalité politique.

 « L’Algérie aura alors le triste privilège de figurer sur la dégradante galerie des nations sans Etat. Terrible responsabilité devant l’Histoire », a estimé Saïd Sadi.

« Ce vide ouvre la voie à toutes les aventures, y compris celle du recours à l’état d’exception. Des voies redoutant cette éventualité n’hésitent pas à assurer que l’invraisemblable blocage politique entretenu contre vents et marées tend, justement, à provoquer cette funeste perspective », affirme Saïd Sadi.

Saïd Sadi a également réagi dans sa contribution aux rumeurs faisant état de sa potentielle arrestation prochaine. « Des ‘’rumeurs’’ faisant état de mon arrestation ont circulé à plusieurs reprises. Sur ma page Facebook, des ‘’mouches électroniques’’, à l’évidence inspirées par des officines spécialisées, délivrent des messages à connotation mafieuse, annonçant que mon arrestation imminente est programmée par le chef d’état-major », indique Sadi.

« Ces procédés obliques sont propres à tous les systèmes autoritaires et ce n’est pas la première fois qu’ils sont utilisés contre moi ou d’autres militants », affirme Saïd Sadi. « Aujourd’hui, les parrains ont changé mais les méthodes étant les mêmes, je redis donc la même chose sur ce sujet aux jouisseurs de décisions abusives et à leurs affidés : je ne me soumettrai pas », conclut-il.

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