
Le ministre de l’Intérieur et des Transports, Saïd Sayoud, réagit à la flambée des prix de certains produits sur le marché national, affectant le pouvoir d’achat des citoyens. Le ministre a déploré la “cupidité” de certains commerçants et assuré que l’Etat ne restera pas immobile face à ces pratiques.
M. Sayoud s’est exprimé lundi 28 septembre en marge de la cérémonie d’installation du wali de Ksar El Boukhari Hamid Khelfaoui.
A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison
Saïd Sayoud : “Quand on aime l’Algérie, on ne vend pas la tomate à 200 DA au mois d’août”
Dans ses réponses, il a d’emblée dénoncé ce qu’il a qualifié de “cupidité” qui “ne sied pas à l’éthique” du métier de commerçant. “Quand on aime l’Algérie et les Algériens, on ne vend pas la tomate à 200 da le kilogramme au mois d’août”, a-t-il fustigé. « J’ai 60 ans et je n’ai jamais vu la tomate à 200 DA en août. Elle n’a jamais dépassé les 20 DA. Celui qui fait ça n’aime ni l’Algérie ni les Algériens », a-t-il dit.
La protection du pouvoir d’achat des citoyens étant une priorité, les services concernés feront face avec fermeté à la hausse des prix et la spéculation, a promis le ministre, assurant que l’Etat suit l’évolution du marché et est présent avec toute la force voulue pour stopper les dysfonctionnements, avec une approche qui vise à préserver les intérêts des commerçants et des consommateurs.
A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »
Hausse des prix : les explications de Sayoud
La hausse des prix touche de nombreux produits, dont les fruits et légumes, les viandes et autres. Pour certains produits, Saïd Sayoud a avancé des explications. Pour les viandes blanches, la flambée est due aux incendies et aux fortes chaleurs de l’été dernier. Les choses ne devraient pas tarder à revenir à la normale concernant ce produit, prévoit-il.
S’agissant les produits importés, le ministre de l’Intérieur a lié leur flambée à des facteurs extérieurs, comme l’augmentation des frais de fret maritime et d’assurance sur certaines voies de navigation qui connaissent des tensions.
A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations