
Au sommet de sa gloire, Samir Nasri avait refusé l’équipe d’Algérie, lui préférant l’équipe de France. C’était au milieu des années 2000. Vingt ans après, l’ancien milieu offensif franco-algérien de Manchester City exprime son regret, insinuant qu’avec les Bleus, il n’aurait pas été estimé à sa ”juste valeur” et qu’il aurait peut-être été mieux respecté en Algérie.
« Je fais quoi si on m’appelle pour entraîner l’Algérie ? J’y vais en courant », a-t-il déclaré au podcast Respect sur Youtube.
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Quand Samir Nasri comparait l’équipe d’Algérie au “désert de Gobi”
Samir Nasri, né en France en 1987 de parents algériens, a disputé 41 matchs sous les couleurs de l’équipe de France entre 2007 et 2013.
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En 2017, il a expliqué pourquoi il a choisi la France au détriment de l’Algérie : « J’ai connu l’équipe de France à 19 ans. L’équipe d’Algérie, à l’époque, c’était le désert de Gobi. Jouer pour l’équipe de France, c’était une fierté. (…) Tu ne vas pas dire non à cette équipe quand tu es appelé.”
Néanmoins, son aventure ne s’est pas bien terminée avec les Bleus où il a été souvent critiqué pour son tempérament. Didier Deschamps ne l’a pas pris pour la Coupe du monde 2014 et il n’a plus été appelé.
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« J’ai eu l’histoire que je devais avoir avec l’équipe de France, c’est tout. J’ai une part de responsabilité, il y a aussi ce changement des choses, avec beaucoup moins de tolérance vis-à-vis des footballeurs, dont j’ai été victime », disait-il, toujours en 2017.
« Entraîner l’Algérie ? J’y vais en courant »
Interrogé sur l’Algérie près de dix ans après, il conseille carrément aux jeunes joueurs de se servir de son exemple. Dans les conditions d’aujourd’hui, l’ancien joueur de l’Olympique de Marseille, d’Arsenal FC et de Manchester City choisirait le pays de ses origines, qu’il dit connaître maintenant mieux.
« Pourquoi j’y vais en courant ? Parce que mon rapport vis-à-vis de l’Algérie a changé. Quand j’étais jeune, j’avais toute ma famille qui était là. Je ne faisais pas ces voyages en Algérie. Une fois que tu connais ton pays et que tu vois tes racines, ton rapport avec ton pays n’est plus le même », a-t-il expliqué dans le podcast.
« Si tu me dis est-ce que tu veux conseiller un joueur, je vais dire aux joueurs : servez-vous de notre exemple. On n’a peut-être pas été appréciés à notre juste valeur ici. Peut-être que si tu vas dans le pays de tes ancêtres, peut-être que là-bas on va te respecter. Il y a des choses que tu peux faire, c’est différent », a-t-il appuyé.