Direct Live Search
Search

Situation économique : « Il n’y a pas d’autres solutions qui ne font pas mal »

Mustapha Mekideche, vice-président du Conseil national économique et social (CNES), a affirmé, dans un entretien accordé à TSA Direct ce jeudi, partager le diagnostic du gouvernement sur les réponses apportées…

Situation économique : « Il n’y a pas d’autres solutions qui ne font pas mal »
Saadia Gacem
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Clock 2 minutes de lecture

Mustapha Mekideche, vice-président du Conseil national économique et social (CNES), a affirmé, dans un entretien accordé à TSA Direct ce jeudi, partager le diagnostic du gouvernement sur les réponses apportées à la crise économique qui frappe l’Algérie depuis l’effondrement des cours des hydrocarbures.

« Ce diagnostic reflète la réalité des menaces qui pèsent sur l’économie et la sphère financière de notre pays. C’était anticipable. Depuis que la crise a commencé il y a trois ans et demi, nous avons pu utiliser jusqu’à présent les amortisseurs mis en place. L’impact le plus immédiat c’est le déficit budgétaire », a déclaré Mekideche.

A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison

| VOIR AUSSITSA DIRECT | Réécoutez le Direct de Mustapha Mekideche, vice-président du Cnes

Pour le vice-président du Cnes, « Il n’y a pas d’autres solutions qui ne font pas mal. Il vaut mieux qu’on prenne ces solutions pour lesquelles il y a un effort à faire plutôt que de rester dans le déni de réalité et se retrouver du jour au lendemain aux mains du FMI ».

A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »

Interrogé sur les risques d’inflation causés par l’usage de la planche à billets, Mustapha Mekideche estime qu’il « va falloir gérer de manière très pragmatique et très précise l’évolution de ces paramètres internes et externes. Il n’y a pas d’autres solutions », a-t-il affirmé.

L’économiste a également partagé sa position quant au recours à l’endettement extérieur. « Lorsque vous avez traversé les difficultés que nous avons traversées au cours de l’ajustement structurel de 1994-1998, vous êtes en droit de veiller à ce que vous soyez souverains. Mais pour le moment ce qui permet d’avoir cette posture c’est que nous ne sommes pas endettés, et nous avons encore des réserves de change », a indiqué Mustapha Mekideche.

A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations

Le vice-président du Cnes a également appelé à améliorer les performances du système bancaire, notamment la récupération des créances. « Il y a aussi toute la partie de l’argent qui est dans l’informel, qui est un élément du problème mais qui peut être aussi un élément de solution si les choses se font convenablement, et si on arrive à enlever la chape de plomb sur ces ressources », a-t-il estimé.

Mustapha Mekideche s’est également prononcé une nouvelle fois en faveur de la politique des quotas d’importation instaurée par le gouvernement. « Je pense que lorsqu’on a une balance commerciale qui est en déficit, il va falloir regarder de près ce qu’on importe, parce qu’on importe tout et n’importe quoi. Il n’y a pas de raison que nous importions des brouettes, des truelles ou des équipements de chaudronnerie qui ne sont pas dans les pratiques industrielles transportables », a affirmé l’expert.

« Ces quotas permettent d’envoyer un signal sur ce qu’il faut produire aussi et ne pas importer. La critique qui est faite est que ça n’a pas pesé de façon fondamentale sur la balance commerciale, mais ça, c’est parce qu’on est dépendant sur de grands produits sur lesquels on ne peut pas mettre de quota », a expliqué Mustapha Mekideche.

Lien permanent : https://tsadz.co/ptvn6

TSA +