
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a livré ce mardi, lors du sommet du gaz à Moscou, un message rassurant à l’Europe concernant les approvisionnements en cette énergie.
L’Algérie demeurera « un fournisseur sûr et fiable », a-t-il déclaré dans une allocution lue en son nom par le Premier ministre Sifi Ghrieb devant le sommet des chefs d’État et de gouvernement du Forum des pays exportateurs de gaz, qui se tient à Moscou.
A lire aussi : Économie algérienne : 3 bonnes nouvelles en ce début d’année 2025
La fiabilité de l’Algérie n’a jamais faibli, « même dans les circonstances les plus difficiles », a-t-il souligné.
A lire aussi : Air Algérie casse les prix avec une nouvelle promotion
Tebboune : « L’Algérie est et demeurera un fournisseur sûr et fiable » de gaz
Abdelmadjid Tebboune a rappelé que l’Algérie est un pionnier dans le secteur du gaz depuis la construction, à Arzew en 1964, du « premier complexe de liquéfaction de gaz naturel au monde ». Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, le pays figure parmi les dix plus grands producteurs mondiaux de gaz et est le deuxième fournisseur de l’Union européenne par gazoducs. L’Algérie approvisionne en outre en gaz naturel liquéfié (GNL) de nombreux pays à travers le monde.
« Cela n’est que le fruit d’une fiabilité qui n’a jamais faibli, même dans les circonstances les plus difficiles, et d’un respect constant de nos engagements ; l’Algérie est et demeurera un fournisseur sûr et fiable », a déclaré le chef de l’État.
A lire aussi : La France s’intéresse à la pomme de terre algérienne
Tebboune : « L’Algérie mettra son expertise et ses capitaux au service du gazoduc transsaharien »
Dans son allocution, le président Tebboune a aussi évoqué le gazoduc transsaharien TSGP au lendemain de sa décision d’envoyer des unités de l’armée au Niger pour « assurer la protection des intérêts énergétiques et économiques » communs aux deux pays. Il a assuré que l’Algérie mettra toutes ses capacités en œuvre pour faire aboutir le projet.
Le gazoduc TSGP, d’une capacité d’exportation estimée à 30 milliards de mètres cubes par an, devrait acheminer le gaz du Nigeria jusqu’en Europe via le Niger et l’Algérie.
Le projet incarne « une vision commune d’une Afrique unie, maîtresse de ses décisions, ainsi qu’une coopération Sud-Sud, qui fait du gaz un levier pour éradiquer la pauvreté énergétique et parvenir à un développement durable », a soutenu le président. « L’Algérie s’engage à mettre son expertise et ses capitaux au service de la réussite de ce projet », a-t-il assuré.