Le PDG de Sonatrach a annoncé, ce mardi 10 octobre, que des changements allaient être opérés au sein de la compagnie pour définir les objectifs à lui assigner. Lors d’un séminaire à Alger, Abdelmoumen Ould Kadour a établi un constat sévère du fonctionnement de la compagnie, pointant du doigt de nombreuses lacunes dont l’absence « d’une stratégie à long terme » qualifiée de « problème fondamental ».
Outre l’absence d’un « système d’information et de communication », il a relevé également le nombre excessif de filiales, selon le compte rendu de l’agence officielle. « Je ne suis pas sûr que toutes ces filiales ont leur place dans l’organisation de l’entreprise », a-t-il critiqué.
A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison
Même s’il a loué la « très bonne formation des cadres » dont il convient de libérer les initiatives, selon lui, Ould Kadour a relevé que la compagnie ne s’est pas « préparée » au scénario de la chute drastique des cours du pétrole d’où la nécessité « d’une réorganisation de manière intelligente » du groupe pour « répondre aux besoins du pays », dit-il.
Les gens étaient traumatisés après les scandales
Lors d’un point de presse, Abdelmoumen Ould Kadour a évoqué les scandales, des « étapes difficiles », qui ont secoué la compagnie durant l’année 2010 et leurs conséquences sur le fonctionnement de la compagnie.
A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »
« N’oubliez pas qu’il y avait eu des scandales. Ce qui fait que les gens étaient traumatisés et les gens ne fonctionnaient plus et ne prenaient plus de décisions », a-t-il déploré. « Il faut donc mettre les (travailleurs de Sonatrach) dans un environnement plus favorable, il faut les sécuriser et les former aussi », a-t-il plaidé.
Présent à la rencontre, le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni a également fait allusion à ces scandales qui avaient écorné l’image du groupe. « Sonatrach a connu des moments très difficiles ces dernières années. Toutefois, cette période appartient désormais au passé et aujourd’hui, l’heure est à la résilience », a affirmé le ministre.
A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations