
Le procureur général soudanais l’a annoncé, lundi 13 mai. L’ex-président du Soudan, Omar el-Béchir, a été inculpé pour « le meurtre de manifestants » durant les protestations contre son régime.
« Omar el-Béchir et d’autres [personnalités] ont été inculpés pour incitation et participation au meurtre de manifestants », écrit-il dans un communiqué.
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Le 11 avril dernier, après plusieurs mois de manifestations de rue, l’armée soudanaise a évincé du pouvoir le président Omar el Béchir qui était à la tête du pays depuis 1989.
L’inculpation d’Omar el-Béchir coïncide avec un nouvel accord de transition trouvé, lundi 13 mai, entre les généraux soudanais et les représentants de la contestation populaire. « Au cours de la réunion d’aujourd’hui [lundi], nous nous sommes mis d’accord sur la structure d’un Conseil souverain qui inclura des représentants des militaires et des civils » a déclaré le général Taha Osman, ancien proche du président déchu, dont il a été l’un des plus influents conseillers. « Les discussions de demain [mardi] vont porter sur la composition du (nouveau) conseil. »
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Conseil militaire et représentants du mouvement de contestation populaire au Soudan ont repris, dès lundi, des discussions cruciales sur le transfert du pouvoir à une autorité civile. Transfert de pouvoir exigé par les manifestants, qui participent depuis plusieurs semaines à un sit-in à Khartoum.
L’ex-président soudanais n’a quant à lui pas fait de commentaires publics depuis son arrestation.
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