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Succession de Bensalah à la tête du Sénat : la guerre fait rage

Succession de Bensalah à la tête du Sénat : la guerre fait rage

Rien ne va plus au Sénat. Plus d’un mois après la démission d’Abdelkader Bensalah le 29 décembre de la présidence du Conseil de la nation, son poste est toujours occupé par un intérimaire Salah Goudjil, en l’occurrence.

Désigné par Bensalah à ce poste en sa qualité de vice-président du Sénat le plus âgé ( 91 ans) issu du tiers présidentiel en avril dernier pour prendre la présidence de l’État après la démission du président Bouteflika, Goudjil ne semble aucunement pressé à organiser la succession.

Pourtant, le règlement intérieur du Conseil de la nation est clair. Il énonce que « deux jours » après la démission du président de la Chambre, le bureau se réunit pour « déclarer la vacance » du poste de président.

Une élection d’un nouveau président parmi les membres du Conseil de la nation est organisée dans les 15 jours qui suivent. Sauf que Salah Goudjil ne voit pas les choses de la même manière.

Il s’entête à rester à la tête de la Chambre haute du Parlement, faisant fi de la situation d’illégalité dans laquelle se trouve l’institution. Il poursuit son activité normalement en réunissant le bureau du Sénat, deux fois de suite pour fixer un planning des plénières et poursuivre les activités ordinaires de l’institution.

C’est ce qui s’est passé, ce lundi lors de sa réunion avec les présidents des groupes parlementaires pour programmer les plénières en rapport avec le plan d’action du gouvernement. Le 26 janvier, il avait également réuni le bureau pour évoquer la révision Constitutionnelle, annoncée par le président Tebboune.

Cette situation a provoqué l’ire de plusieurs sénateurs qui n’ont pas hésité à dénoncer le refus de Goudjil d’organiser la succession de Bensalah.

Mais coup de théâtre. Le 30 janvier, les groupes parlementaires FLN et RND au Sénat ont publié deux communiqués pour déclarer leur « soutien à la démarche de Salah Goudjil dans sa continuité à la gestion du Sénat ».

Mais curieusement, le groupe parlementaire du tiers présidentiel dont il est issu, garde le silence. Selon des sénateurs, l’attitude de Goudjil est liée à sa volonté de succéder à Bensalah.

Pourtant, il n’est pas le seul postulant à briguer le poste : trois sénateurs, ont en effet d’ores et déjà annoncé leur candidature. Il s’agit de Abdelouahab Benzaïm (FLN), Mustapha Djeghdali (FLN) et Mahmoud Kaissari (FLN). Le premier est d’Alger, le deuxième de M’sila et le troisième de Laghouat.

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