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Tebboune face aux chefs d’entreprises : troisième grand rendez-vous en trois ans

Le président Abdelmadjid Tebboune rencontre les chefs d’entreprises ce mercredi pour la troisième fois en trois ans. Les attentes sont nombreuses de part et d’autre.

Tebboune face aux chefs d’entreprises : troisième grand rendez-vous en trois ans
Tebboune rencontre les chefs d’entreprises : qu’attendre du Président. / Présidence de la République
Riyad Hamadi
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Le président de la République Abdelmadjid Tebboune rencontre ce mercredi 14 octobre les opérateurs économiques au Centre international des conférences (CIC) d’Alger.

La rencontre, initiée par l’organisation patronale CREA (Conseil du renouveau économique algérien), est la troisième du genre que tient le chef de l’État avec le monde des affaires en trois ans, après celles de novembre 2023 et d’avril 2025. Ce qui démontre les grandes attentes du président de la sphère économique pour la concrétisation du grand chantier de la relance et de la diversification de l’économie nationale.

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Tebboune-patronat : troisième rencontre en 3 ans 

La rencontre de cette année, qui survient dans un contexte particulier marqué par la résurgence du débat sur l’inflation et la régulation du marché et du commerce extérieur, sera l’occasion de connaître l’appréciation du premier responsable du pays sur ce qui a été fait en matière de diversification de l’économie, de levée des entraves devant les investisseurs ou encore de la substitution de la production nationale aux importations.

Durant les précédentes rencontres, Abdelmadjid Tebboune a mis le doigt sur qui ne marchait pas et livré des instructions précises et claires aux investisseurs et à l’administration. Un bilan d’étape sera sans doute fait ce mercredi.

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“Lever les équivoques” 

“Cela permettra de lever certaines équivoques concernant la gouvernance de l’économie nationale”, indique dans une déclaration à TSA le professeur d’économie Brahim Guendouzi, qui dit espérer que des questions relatives au commerce extérieur, l’investissement,  l’accès au foncier industriel, l’inflation, et certaines mesures figurant dans le PLF 2027 puissent être abordées “avec transparence et objectivité”.

Les chiffres que ne manquera pas de livrer le président de la République seront très attendus. Car, comme le souligne Brahim Guendouzi, il y a une “quasi absence” de publication de statistiques concernant l’économie nationale, “surtout des Douanes et de la Banque d’Algérie”, sur les évolutions économiques de ces deux dernières années.

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Pour le spécialiste, au-delà de toutes les questions qui seront abordées, la rencontre portera “autour de la confiance”.

“Une partie du patronat doute sur certaines pratiques liées à la gouvernance de l’économie nationale. Comme d’ailleurs les pouvoirs publics doutent sur certaines pratiques des opérateurs économiques (surfacturation, sous-facturation, spéculation et hausse illicite des prix, activités informelles…)”, explique l’économiste.

Une allocution présidentielle très attendue

Il est vrai que les doléances du tissu économique n’ont pas manqué ces derniers mois sur certaines questions comme la sempiternelle problématique du foncier industriel, les entraves et surtout le contrôle des importations des entreprises par le biais du PPI (programme prévisionnel d’importation). En privé, les patrons se plaignent de la nouvelle politique de régulation des importations.

Du côté des pouvoirs publics, les griefs n’ont pas manqué aussi, avec des critiques récurrentes du président en personne sur notamment les pratiques déloyales dans l’importation et désormais dans l’exportation.

Brahim Guendouzi souligne aussi que cette rencontre Tebboune-patronat survient dans une conjoncture régionale et internationale particulière et un monde qui est “en train de changer”.

“Face à la morosité économique de cette rentrée sociale, il y a lieu de relever le moral des chefs d’entreprises du privé et du public et de tracer les lignes consensuelles par lesquelles l’Algérie doit faire face en rangs serrés aux nouveaux défis que ce soit en interne qu’à l’international”, dit l’économiste. L’allocution du président est en tout cas très attendue.

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